Dijon, la ville au patrimoine incomparable.

La ville que l’on nomma aux Cent Clochers sous l’Ancien Régime naquit certainement à l’Âge de Bronze… autant dire il y a entre 3000 et 5000 ans. Oui bien sûr, cela donne le vertige et pas besoin pour cela de gravir les 316 marches de la tour que Philippe Le Bon fit édifier en 1450. Dijon des temps actuels, et ses 97 hectares de parcs et jardins, l’un des secteurs sauvegardés les plus importants de France.

 

 

 

 

 

 

Capitale du duché de Bourgogne aux XIVe et XVe siècles, Dijon donne le vertige par son histoire et son incomparable patrimoine architectural, archéologique et gastronomique… Aux portes des plus grands vignobles bourguignons, produisant des vins parmi les plus chers du monde, Dijon se prélasse, rayonnante, entre Suzon, Ouche et lac Kir que le bon chanoine du même nom fit réaliser en 1960. Un lieu de promenade, quelles que soient les saisons, où les dijonnais se retrouvent pour le célèbre feu d’artifice du 14 juillet.

 

Dijon

 Dijon où les porches s’ouvrent sur des cours tout encorbellées de sculptures Renaissance, s’offre en parcs somptueux comme celui de la Colombière créé au XVIIe siècle par Louis II De Bourbon, ou en jardins délicats comme le joli jardin japonais du quartier du Suzon. Du coeur historique aux périphéries, Dijon ville verte cultive l’art des fleurs et des belles pierres, l’histoire vivante, celle avec un grand H, qui se révèle aux regards de celui qui sait ouvrir l’oeil.


Et c’est en longeant les rues des Forges ou de la Verrerie que le quartier des antiquaires s’ouvre ainsi en belles découvertes de maisons à pans de bois, hôtels particuliers et belles échoppes dans ce qui fut autrefois un quartier d’artisans et marchands dont les boutiques portent encore les marques du compagnonnage. L’astucieux devinera les métiers de ceux qui travaillaient là en regardant les sculptures ornant les poutres au-dessus des vitrines.


DIJONC’est en quittant ce bel univers que l’on retrouve, tout proche, le quartier des Halles vivant dès tôt le matin et jusque tard le soir avec ses marchés, ses boutiques traditionnelles de primeurs ou de fromagers et un incroyable choix de petits restaurants animés dans lesquels tout ou presque peut se déguster.

En poussant un peu plus loin, d’autres pans de bois se colorent sur la place du Bareuzet… Oui mais c’est quoi un bareuzet ?
Un peu d’histoire viticole s’impose… En Bourgogne, après les vendanges, on mettait le raisin en tonneau et on pigeait le vin, autrement dit on se mettait jambes nues et on piétinait le raisin pour faire sortir le jus... On en ressortait, des bas rosés dessinés sur les jambes… le tour est ainsi joué !


Tout autant que celui de la Chouette, petite maline, qui porte bonheur à qui la caresse dans les sens du poil… ou des plumes… le long d’une des plus belles églises de Dijon, Notre-Dame, chef-d’oeuvre de l’architecture gothique, abritant une vierge miraculeuse. L’un des plus anciens jacquemarts du monde y anime chaque heure qui sonne.

Dijon, capitale bourguignonne garde de son passé le fastueux Palais des Ducs et des États de Bourgogne qui abrite la mairie et le musée des Beaux-Arts, l’un des plus anciens de France.


DIJONL’héritage des Ducs lui vaut de présenter des chefs-d’oeuvre de la fin du Moyen Âge et le tombeau des Ducs aux 41 pleurants d’albâtre, merveille incontestée de l’art gothique et de Claus Sluter, précurseur du gothique international qui vit le jour à Dijon… à la Chartreuse de Champmol… faisant de la capitale des Ducs celle où s’installera un courant artistique qui révolutionnera la sculpture et gagnera une partie de l’Europe ; la Bohême, les Flandres et l’Italie du Nord…

 

Tout ébouriffé de tant de splendeurs, une petite pause s’impose place de la Libération avec ses nombreux cafés, vers laquelle convergent des ruelles étroites que l’on emprunte pour rejoindre, un peu plus loin, le quartier Emile Zola, sa place, ses cafés, ses restaurants amusants et la rue Monge qui remonte doucement vers la Cathédrale Saint-Bénigne en croisant par la rue Michelet. La cathédrale est classée monument historique depuis le XIXe siècle. On peut y admirer la crypte mais aussi l’orgue du XVIIIe, au buffet richement sculpté et à l’incomparable voix.


Dijon, capitale régionale tournée vers l’avenir… un quartier de la gare entièrement repensé, une place Darcy centre névralgique des transports qui desservent toute la ville, aux pieds du Square Darcy qui s’anime tout l’été d’expositions et de concerts face au mythique hôtel de La Cloche.


A cheval entre Moyen Âge et 21ème siècle, la ville où poussent encore des vignes sur une petite parcelle du Clos des Marcs d’Or, ancienne propriété des ducs de Bourgogne et du roi de France, a acquis le domaine de La Cras, en faisant route vers Corcelles-les-Monts. Un domaine réparti en Chardonnay pour le Bourgogne blanc et Pinot Noir pour le Bourgogne rouge.

DIJONDijon ou comment satisfaire les plus incroyables gourmands… gougères toutes enfromagées, pain d’épices aux multiples déclinaisons, nonnettes nature ou fourrées de belles saveurs, poulet Gaston Gérard, liqueurs divines sur lesquelles le cassis règne en maître et bien sûr le condiment que nous envie la terre entière… la Moutarde avec un grand M. Un patrimoine gastronomique et viticole qui lui vaut un classement au Patrimoine Mondial de l’UNESCO depuis 2015.


Dijon la belle sculpturale qui s’enorgueillit d’une culture vivante avec son opéra, des salles de spectacles et le Consortium ou l’un des plus importants centres d’art contemporain. Dijon qui se savoure comme ses spécialités culinaires avec passion et gourmandise… sans compter ses pas ni ses Ho ni ses Ha !

 

 

 

Dijon et ses musées... un incomparable patrimoine !

  

Bien sûr, le Dijon, Musée des Beaux Arts est surtout réputé pour abriter le tombeau des Ducs de Bourgogne et des collections permanentes de toute beauté. Mais Dijon c’est aussi le Musée de la Vie Bourguignonne installé dans un monastère cistercien du XVIIème siècle qui permet de découvrir la richesse du patrimoine architectural dijonnais et du patrimoine culturel bourguignon sur trois niveaux.

Le Musée d’Art sacré est lui aussi installé dans un monastère, celui des Bernardines et sa chapelle. De plan circulaire, la rotonde est surmontée d’un prestigieux dôme en cuivre vert et s’ouvre sur des chapelles et sur le choeur des religieuses.


Les oeuvres d’art, sculptures, peintures et orfèvrerie exposées font revivre l’histoire artistique de la province du XIIème aux XXème siècles et reflètent l’évolution des pratiques religieuses des communautés féminines au cours des siècles.


Le Musée Magnin, quant à lui, installé dans l’un des plus beaux hôtels particuliers de Dijon, est un musée national qui doit son existence à deux collectionneurs passionnés, Maurice et Jeanne Magnin. La collection est constituée d’environ 1300 peintures, 700 dessins et d’un ensemble de mobilier et objets d’art. Elle est l’oeuvre de Maurice Magnin, haut magistrat parisien, et de sa soeur Jeanne, peintre amateur et critique d’art.


Le Musée Rude, installé dans le transept de l’église Saint-Etienne, édifiée au milieu du XIème siècle et dont la nef fut rebâtie au XVIIIème siècle, présente des moulages d’oeuvres du sculpteur dijonnais François Rude dont l’oeuvre monumentale La Marseillaise est tout à fait exceptionnelle.


Dijon, le ConsortiumL’on ne peut quitter Dijon sans passer par le Consortium à deux pas de la belle place de la République, centre d’art contemporain géré par l’association « Le Coin du Miroir » qui accueille dans un espace de plus de 4000 m² plusieurs expositions temporaires.

 

 

 

 Les chemins de Marie
m.quiquemelle@echodescommunes.fr