Bourgone Franche-Comté, terre de préhistoire au musée archéologique de Dijon

Bourgone Franche-Comté, terre de préhistoire au musée archéologique de Dijon

informations PRATIQUES
Exposition du 9 juin au 5 novembre 2018
Ancien dortoir des Bénédictins - musée archéologique de Dijon
niveau 1
archeologie.dijon.fr


Ouverture du musée
Du 1er avril au 31 octobre : ouvert tous les jours , sauf le mardi,de
9h30 à 12h30 et de 14h à 18h
Du 2 novembre au 31 mars : ouvert les mercredis, samedis et
dimanches.
Fermeture le 1er janvier, les 1er et 8 mai, le 14 juillet, le 1er et 11 novembre
et le 25 décembre.

Accès
Tram : T1 et T2 arrêt Darcy

Entrée gratuite
Accessibilité aux personnes à mobilité réduite
musée archéologique de Dijon

5 rue du Docteur Maret
tél . (+33) 3 80 48 83 70

Du 09 juin au 05 novembre 2018 à Dijon

Conçue par le musée de Préhistoire de Solutré, cette exposition invite à la rencontre de ces hommes et de ces cultures qui se sont succédé sur le territoire de la Bourgogne-Franche-Comté, du Paléolithique ancien au Néolithique.
Elle réunit, pour la première fois, une sélection d’objets remarquables, témoins de la richesse et de la diversité de ce patrimoine régional…
Au travers des grandes découvertes de l’archéologie du XIXè siècle à nos jours, suivez les premières traces de peuplement et d’activités sur cette terre de passages et d’échanges...
(Re)découvrez ces sites exceptionnels comme Arcy-sur-Cure (89), Solutré (71), Chalain (39)..., pour certains toujours accessibles au public. Du 9 juin 2018 au 5 novembre 2018

 

PRÉSENTATION
Cette exposition a été réalisée par le département de Saône-et-Loire pour le Musée de Préhistoire de Solutré, le Grand Site de France Solutré Pouilly Vergisson, en partenariat et avec le soutien de la Direction régionale des affaires culturelles de Bourgogne-Franche-Comté, l’Institut national de recherches archéologiques préventives, la Région Bourgogne-Franche-Comté.

La Bourgogne-Franche-Comté, une terre riche en découvertes préhistoriques
Conçue à l'occasion du 150ème anniversaire de la découverte du site archéologique de Solutré (Saône-et-Loire), l'exposition Bourgogne-Franche-Comté, terre de Préhistoire invite à la rencontre des grandes découvertes de l'archéologie préhistorique régionale depuis le XIXème siècle jusqu'à aujourd'hui. Elle réunit pour la première fois une sélection d'objets remarquables, datant du Paléolithique au Néolithique, témoins de la richesse et de la diversité de ce patrimoine régional.

Un territoire de référence pour la recherche
Bourgogne-Franche-Comté, terre de Préhistoire propose un premier bilan de la recherche à l'échelle régionale et permet de comprendre comment s'est construit la connaissance autour de cette période la plus ancienne et la plus longue de l'histoire de l'humanité. La Préhistoire a vu, non seulement l'évolution de l'espèce humain, mais aussi l'apparition de faits culturels et techniques majeurs : le feu, la taille d'outils en pierre puis en os, les premiers rituels funéraires, l'art, l'élevage, l'agriculture, la céramique.

Une invitation au voyage et à la rencontre
Partez à la rencontre des cultures qui se sont succédé sur ce territoire régional, marqué par une variété d'ensembles topographiques et de paysages naturels. Ce territoire a constitué, depuis ces périodes chronologique, un lieu de passage privilégié en matière d'échanges et de circulation de matériaux, de biens ou encore de populations.
(Re)découvrez les sites archéologiques de renommée nationale et internationale (Arcy-sur-Cure - Yonne, Châlain-Clairvaux – Jura, Solutré - Saône-et-Loire...)....pour certains toujours accessibles au public.

Une pluralité de sites archéologiques préhistoriques
Ce sont quelques 34 sites qui seront présentés au public -
Arcy-sur-Cure (89), Arlay (39), Azé (71), Bavans (25), Bretonvillers (abri de Gigot) (25), Chalain et Clairvaux (39), Chassey-le-Camp (71), Choisey (39), Cravanche (90), Créancey (21), Cuiseaux (grotte de la Balme) (71), Dammartin-Marpain (39), Etrelles-et-la-Montbleuse (Blanc-Saule) (70), Fretigney-Velloreille (70) (grotte de la Baume Noire), Frettes (70), Genay (21), Gigny-sur-Suran (39) (grotte de la Baume), Marsangy (89), Mellecey (Germolles) (71), Oisy (58), Passy (89), Plancher-les-Mines (70), Ranchot
(abri des Cabônes) (39), Rigny-sur-Arroux (Volgu) (71), Rochedane (25), Rochefort-sur-Nenon (grotte du Trou de la mère Clochette) (39), Romainla-Roche (25), Ruffey-sur-Seille (39), Serbonnes (89), Solutré (71), Soucy (89), Vergisson (71), Vergranne (25), Villars-sous-Dampjoux (25).

Parmi ces sites, les grottes d'Arcy-sur-Cure 89, grottes d'Azé (71), les abris de Rochedane (25), Grand site de France Solutré Pouilly Vergisson (71), Camp de Chassey à Chassey-le-Camp (71), Vergranne (25) et grotte de Cravanche (25), sont toujours accessibles au public.

Bourgone Franche-Comté, terre de Préhistoire au musée archéologique de Dijon

Une réunion exceptionnelle d'objets remarquables
Le parcours de l'exposition Bourgogne-Franche-Comté, terre de Préhistoire s'appuie sur une sélection d'objets archéologiques originaux qui ont marqué l'histoire de la recherche – ainsi que quelques maquettes et moulages -. Ces objets par leur pluralité permettent d'appréhender la richesse et la diversité des découvertes régionales en en termes de géographie (répartition des lieux de découverte à l'échelle des XX départements), de chronologie (représentativité des toutes périodes de la Préhistoire – Paléolithique ancien, moyen et supérieur, Mésolithique et Néolithique), de typologie des sites d'occupation (habitat, sépulture, site de chasse...) et d'usage (objets de la vie quotidienne ou témoignant d'une pensée complexe dépassant les simples besoins de subsistance).


UN PARCOURS CHRONOLOGIQUE
L'exposition Bourgogne-Franche-Comté, terre de Préhistoire entraîne le visiteur dans un voyage chronologique au travers de six sections.
Après une introduction permettant de présenter le propos liminaire et le cadre géographique et chronologique de l'exposition, le parcours invite le visiteur à rencontrer les premiers hominidés qui ont peuplé le territoire régional dés – 500 000 (Paléolithique ancien) et leurs rares traces parvenues jusqu'à nous, comme la dent humaine de Vergranne, l'une des plus anciennes dents humaines de France ou les premières forme d'outils.
Dans la section du Paléolithique moyen (- 250 000 à – 42 000), le visiteur appréhendera le mode de vie de ces chasseurs cueilleurs que sont les néandertaliens (ou hommes de Néandertal) – sites de Genay et de Créancey (Côte-d'Or), acclimatés à un climat rude (alternance de période glaciaire et tempérée) et entourés d'une faune aujourd'hui disparue (site de référence de Romain-la-Roche, Doubs). Cet habile artisan, le premier, utilise des techniques de taille permettant des outils adaptés et standardisés et inhume ses morts.
Poursuivons avec les sites emblématiques que sont Arcy-sur-Cure (Yonne) et Solutré (Saône-et-Loire) qui ont, non seulement, livré un mobilier archéologique ou des peintures pariétales de référence pour les différentes cultures du Paléolithique (Solutré ayant donné son nom à l'une d'entre elle avec pour objet emblématique ou fossile directeur l'outil applelé « feuille de laurier »), mais aussi, contribué à renouveler les méthodes de fouilles archéologiques.
Le Paléolithique supérieur (- 42 000 à - 14 000) voit, après une période de cohabitation entre les derniers néandertaliens et les premiers hommes modernes, se déployer une palette d'outils – en silex mais aussi désormais en matière dure animale ou os - adaptée au mode de subsistance basé sur la chasse et l'exploitation des carcasses animales, sources de nourriture et de matière première (site d'Arlay - Jura).
Témoignant d'activités qui dépassent les seuls besoins primordiaux, les cultures du Paléolithique supérieur ont livré les premiers témoignages artistiques figurant des animaux (peintures pariétales d'Arcy-sur-Cure, bouquetin gravé sur un galet, Ranchot – Jura) ou des figures féminines.
Le visiteur découvre ensuite une période de transition, témoin des derniers chasseurs-cueilleurs, le Mésolithique (- 12 000 à – 5 300 ans) qui miniaturise ses outils (armatures - pointes de Bavans – Doubs) permettant l'invention de l'arc et des flèches, et développe un art abstrait non figuratif (galets peints de Rochedane – Jura). Le climat de glaciation du Paléolithique laisse place au climat tempéré et aux forêts giboyeuses que nous connaissons. L'exposition s'achève sur la période du Néolithique, période de « révolution » en termes de mutations techniques, économiques et sociales. L'homme se sédentarise et devient agriculteur et éleveur. Cette économie de production entraîne une croissance démographique et de nouvelles formes d'habitats (maisons sur pilotis de Chalain et Clairvaux dans le Jura). Ces cités lacustres ont permis la conservation de nombreux objets en matières organiques (louche en érable, bol en frêne...). Les défunts sont accompagnés d'objets symbolisant leur rang social (site de Cravanche, Territoire de Belfort). Les sépultures individuelles puis collectives, sont parfois monumentales et préfigurent le mégalithisme (site de Passy). Enfin, l'exposition montre que les dolmens et les menhirs, marqueurs d'une occupation spatiale, sont aussi présents dans la région sur le territoire Bourgogne-Franche-Comté, n'en déplaise à Obélix.

Bourgone Franche-Comté, terre de Préhistoire au musée archéologique de DijonCrâne de bison du site de Soucy, musées de Sens © V. Lhomme, INRAP


QUAND PRÉHISTOIRE ET MODERNITÉ SE RENCONTRENT
Le parcours est riche de nombreux supports iconographiques, sous forme de cartes, dessins, photographies, films... permettant (re)contextualiser les découvertes archéologiques présentées :
localisation des sites, restitution de ces hommes et de ces cultures dans leur environnement (climat, flore et faune) et leur(s) activité(s), répartition des découvertes, circulation des matériaux, photographies historiques de fouille.

POUR LE JEUNE PUBLIC
Les enfants peuvent également profiter pleinement de l'exposition :
hormis la présentation de vitrines accessibles aux plus jeunes, des outils de médiation ont été spécialement conçus pour eux. A travers les jeux de correspondances, le labyrinthe néolithique ou encore le méli-mélo, ils pourront ainsi parfaire leurs connaissances sur la période de la préhistoire, tout en s'amusant. Ils peuvent aussi découvrir l'exposition en devenant l'un des membres de la famille Biface et partir à la chasse aux objets ! Des petites tables sont à leur disposition pour ainsi jouer et colorier confortablement.

Bourgogne-Franche-Comté, terre de Préhistoire, est la seule exposition temporaire proposée cette année par la direction des musées de Dijon qui rassemble le musée des Beaux-arts, le musée Rude, le musée de la Vie bourguignonne, le musée d’Art sacré et le musée archéologique.

Bourgone Franche-Comté, terre de préhistoire au musée archéologique de DijonFouilles du site de Germolles © Harald Floss



LES PLUS de l'exposition

L'EXPOSITION EN CHIFFRES
• Plus de 200 objets ou maquettes, de la dent du site de Vergranne (25), au moulage en plâtre du menhir de Saint-Clément-sur-Guye (71)
• provenant de 34 sites dont plusieurs emblématiques : Arcy-sur- Cure, Solutré, Châlain, Chassey
• exposés dans 17 modules
• prêtés par 12 musées régionaux et nationaux, 4 particuliers, 4 universités, 3 organismes publics
• sur près de 300 m² de superficie
• avec 6 sections, à découvrir tout au long de ce parcours à travers ces âges de pierre
C’est le nombre de sections à découvrir tout au long de ce parcours à travers ces âges de pierre : Introduction – Paléolithique ancien / Les premières traces de peuplement – Paléolithique moyen / Le temps des Néandertaliens – Arcy-sur-Cure et Solutré, sites empblématiques de la Préhistoire en Bourgogne-Franche-Comté – Paléolithique supérieur / Les premiers artistes – Mésolithique / Les derniers chasseurs-cueilleurs – Néolithique / Les premiers sédentaires / Exploitations minières / les pratiques funéraires / Le mégalithisme

Bourgone Franche-Comté, terre de préhistoire au musée archéologique de Dijon

Feuille de laurier solutréenne, musée de Préhistoire de Solutré
© S.Christiansen


LE CONCEPT MUSÉOGRAPHIQUE
Le projet scénographique se doit d'être à la fois original, élégant et contemporain, tout en étant scientifiquement rigoureux. Il s'agit de mettre en valeur les pièces remarquables, le tout dans une volonté d'accessibilité et de pédagogique. Les différentes thématiques sont distinguables par une mise en espace d’îlots, composés des différentes vitrines. Le choix de la composition graphique s'est porté, quant à lui, sur l'utilisation des codes de la topographique, évoquant ainsi les strates archéologiques, le paysage et par extension le territoire.
Plus de huit mois de préparation et un mois et demi de montage, c’est le temps qu’il a fallu aux équipes de la direction des musées de Dijon ainsi qu’aux prestataires pour monter l’intégralité de l’exposition Bourgogne- Franche-Comté, terre de Préhistoire.
L’installation s’est déroulée en plusieurs grandes étapes :
1) Conception de la scénographie et du graphisme
2) Fabrication et installation de la scénographie et des supports graphiques
3) Mise en place des objets dans les différentes vitrines
4) Installation des outils de médiation
5) Mise en lumière
« Bien que le parcours soit identique à la première édition, la scène d’exposition étant passée de 90 m² à Solutré, à 300 m² à Dijon, il a fallu réadapter la présentation au contexte architectural de l’ancien dortoir des Bénédictins et mettre en valeur certains espaces. »

UNE EXPOSITION ACCESSIBLE À TOUS...
La ville de Dijon défend l’accès de la culture pour tous, notamment avec la gratuité des collections permanentes, l’accessibilité aux personnes à mobilité réduite, les visites adaptées pour le jeune public ou des publics en situation de handicap.

… EN ÉCHO AUX COLLECTIONS PERMANENTES
Des cartels et autres éléments signalétiques seront installés au sein de l'exposition temporaire et des collections permanentes afin de procéder à un renvoi vers les sections liées à la Préhistoire et au Néolithique. L'exposition temporaire fera notamment écho avec les sites de Créancey (grotte Boccard - Côte-d'Or) pour le Paléolithique moyen, de Chalain (Jura) et de Passy (Yonne) pour le Néolithique présentés dans les collections permanentes.




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