Les âmes données

Les âmes données

L'atelier des Berceurs
12 rue Gueneau
21350 Soussey-sur-Brionne
tél. 06 73 43 12 23

Du 20 avril au 14 juin 2018 à Soussey-sur-Brionne

Les âmes données / une exposition de Tony Gagniarre. Entrée libre. Lieu de travail ouvert au public, horaires variables, possibilité de visite sur RDV.

TONY GAGNIARRE/

Dès le plus jeune âge, Tony Gagniarre dessine, remplissant des cahiers d’écoliers quadrillés de bandes dessinées. Il découvre à 15 ans le film Super 8 et l'image animée. Il s'oriente tout naturellement vers des études d'histoire de l'art et continue par un cursus aux Beaux-Arts. Il comprend alors que pour lui, l'image sera plurielle. Graffiti, graphisme, peinture, vidéos... Il travaille l’image fixe ou en mouvement sous toutes ses expressions, toutes ses formes. Elle est pour lui, et depuis toujours, un champ d’expérimentation, d’innovation et de création constante.

Sa créativité et sa passion pour la technique sont au service de son métier de vidéaste, monteur et étalonneur. Parallèlement, il réalise des clips vidéos, des trailers et des petits films proches de son univers artistique et participe aussi à de nombreuses actions culturelles et pédagogiques autour du film. Il mène des actions pédagogiques à Nicéphore Cité auprès du jeune public, organise les Nuits Images Inédites (diffusion de films fantastiques), puis crée récemment l'association Propagation Bis dont le but est de diffuser et promouvoir le cinéma de genre et la culture bis.

La photo est venue s’ajouter plus tard à son champs lexical, avec toujours le même but, révéler une part indicible de l'humain.

LES ÂMES DONNÉES/

La photographie, comme révélateur de l'invisible, c'est le défi que s'est lancé Tony Gagniarre. Une personne, un portrait. Mais pas seulement... Il voulait montrer autre chose que les traits, visibles, d'un visage. D'accord, mais comment faire avec une image fixe ? Tony Gagniarre vient du graphisme, du graffiti, de la vidéo... cet amoureux de technique, qui pour lui, est autant un moyen qu'un art en lui même, a cherché et trouvé un procédé qui lie peinture, narration... et photographie.

La photo, par son instantanéité, sert à fixer le temps, rendre éternels les choses et les gens, Tony Gagniarre, lui, a depuis toujours utilisé ce médium pour révéler autre chose que le visible, en utilisant la magie du laboratoire argentique, la lumière -par essence furtive- et les photogrammes. Pour ce projet, commencé il y a 5 ans, il cherche à transcrire sur le papier l'inconscient de la personne photographiée. Un procédé photographique simple, mais maîtrisé: pose longue, aucune retouche, lumière ponctuelle sur le visage en mouvement... De nombreux modèles, énormément d'expérimentations et de temps.

Ce qui en découle, c'est un portrait inclassable, entre visage et bestialité, pour exprimer à la fois une émotion et une intention. Par un geste pictural, Tony Gagniarre intègre une temporalité, où la lumière sert de révélateur. Animal, fuyant, flou, fou, mystique ou secret, autant d'adjectifs qui caractérisent cette série. Volontairement traité entre noir complet et lumière crue, il nous livre un travail intimiste de par ses tableaux mais également la scénographie de l'exposition. Il faut alors se donner du temps devant ses « portraits » pour se laisser approcher par l'âme du modèle. Ce qu'on a l'habitude de nommer visage n'est plus là. Reste l'expression d'une émotion intérieure rendue visible par la durée de la prise de vue.
La photo vole l'âme des sujets, paraît-il. Ici, ils nous la donnent.

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