PETER SCHUYFF "Has Been"

PETER SCHUYFF

Le Consortium
37 rue de longvic

21000 dijon

Du 07 octobre au 07 janvier 2018 à Dijon

"Has Been" regroupe une sélection d'oeuvres réalisées à New York entre 1981 et 1991 par le peintre hollandais Peter Schuyff, né en 1958 à Baarn, Pays-Bas.
L'accent est mis sur trois groupes d'oeuvres : des acryliques sur toiles dites « biomorphiques symptomatique du début de ses recherches (1982-1984) , une importante sélection de compositions abstraites (1984-1988) également à l'acrylique, ainsi qu'un large groupe de travaux sur papier traversant la décennie (1981-1991).

"Has Been" regroupe une sélection d’œuvres réalisées entre 1981 et 1991 par le peintre hollandais Peter Schuyff, né en 1958 à Baarn, Pays-Bas.
L’exposition personnelle, que Fri Art, Kunsthalle organise conjointement avec Le Consortium, Dijon, présente le travail du peintre réalisé à New York dans les années 1980 et constitue la toute première vue rétrospective sur le début de sa carrière. L’accent est mis sur trois groupes d’œuvres : des acryliques sur toiles dites « biomorphiques symptomatique du début de ses recherches (1982-1984) , une importante sélection de compositions abstraites (1984-1988) également à l’acrylique, ainsi qu’un large groupe de travaux sur papier traversant la décennie (1981-1991).
Aussi différents que semblent être ces groupes, ils ont en commun de remettre en jeu les multiples histoires de l’abstraction. Bien que ce vocabulaire artistique semblait être épuisé dans les années 1980, Schuyff, parmi d’autres artistes de cette période, le ressuscite en se réappropriant ses codes visuels. Il combine cette reconquête avec une technique picturale classique pré-moderne et des effets d’illusion de lumière. Ces compositions captivent ainsi autant par leur impact visuel que pour la complexité des références qui les constituent.
L’œuvre de Schuyff ne peut pas être clairement attribuée à un style ou à un mouvement, et pourtant son développement artistique est fortement lié à la scène newyorkaise des années 1980. Ces différents groupes d’œuvres ont été créés au cours de cette décennie exceptionnelle, durant laquelle régnait à Manhattan un climat artistique passionnant et où, en seulement quelques années, se développa une scène artistique dynamique dans l’East Village – un quartier à vocation de contre-modèle aux idéaux reaganiens de la société urbaine américaine –. Si dans les années 1981-1982, quelques rares galeries et espaces d’art s’étaient établis dans l’East Village, cinq ans plus tard, leur nombre s’élevait à plus de cent.
Cette décennie a été marquée par un pluralisme stylistique. Un mouvement en chassait un autre (néo-surréalisme, néo-géo, néo-expressionnisme, Appropriation, etc.), ils se chevauchaient ou se contredisaient et ont été loués ou critiqués selon les convictions. Du point de vue des jeunes créateurs et surtout des peintres, les mouvements artistiques de l’époque ressemblaient à un champ de mines idéologiques. Pendant que les milieux artistiques conservateurs et le marché acclamaient le retour d’une peinture moderniste (via, par exemple, le néo-expressionnisme ou la Transavanguardia) d’autres, sous l’influence des théories postmodernes, du féminisme et des écrits post-structuralistes français, reprochaient au mouvement un effet critique trop faible et une proximité générale au mercantilisme. Le travail de Schuyff, quant à lui, exprime une distanciation particulière par rapport à la gravité de ces discours et aux querelles idéologiques. Il est d’une certaine manière expressément lié à l’histoire de la peinture en tant que médium spécifique.
Aujourd’hui, trente ans plus tard, bien que l’ardeur de ces discours se soit estompée, le regard rétrospectif sur cette période apportent de nouvelles considérations pour réévaluer cette histoire. Entre les éternelles remises en question du médium de la peinture et les multiples entreprises visant à circonscrire et topographier ce champs, les résolutions picturales de Schuyff sont d’autant plus actuelles qu’elles se tiennent en porte à faux et permettent à la fois une synthèse et une anti-thèse de ces débats passés et présents.

Visites commentées gratuites : le vendredi à 18h30
- le premier jeudi de chaque mois à 12h30*
- pour les enfants : le mercredi 25 octobre 2017 à 15h*
* sur réservation

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