MALAISE AGRICOLE : LE GRAND ECART ENTRE LA CONFEDERATION PAYSANNE ET LA FDSEA

COMMUNIQUE DE PRESSE
Dijon, le 21 février 2018


MALAISE AGRICOLE : LE GRAND ECART


Pas d'amalgame : la Confédération paysanne de Côte d'Or tient à rappeler que la manifestation du jour rassemble seulement la partie de la profession syndiquée à la FDSEA et non pas toute la profession.
Si elle est au coeur du malaise paysan, elle porte d'autres analyses et d'autres solutions.


Bien sûr la Confédération paysanne est fortement opposée aux traités de libre-échange internationaux comme le CETA et le Mercosur qui auront un impact négatif sur une profession déjà fortement fragilisée. Ils mettront en outre sur le marché français, à moindre coût, des produits étrangers en rupture avec nos pratiques de traçabilité et de sécurité sanitaire.

La Confédération Paysanne est fondamentalement attachée à la souveraineté alimentaire de tous. Prôner une volonté exportatrice de l'agriculture française tout en refusant des importations, il s'agit là d'un vrai mépris pour les paysans du monde, notamment d'Afrique de l'Ouest, et pour leurs habitants.

Toute la profession est effectivement unanime pour s'ériger contre la sortie des Hautes-Côtes de la zone défavorisée, pénalisant fortement les éleveurs de cette petite région naturelle au lourd handicap. Mais de son côté, la Confédération Paysanne est la seule à soutenir les petits éleveurs injustement écartés par « la profession » de l'accès aux aides en fixant des critères de taille minimum de troupeau et de taux de chargement qui les éliminent de facto. Tous les animaux sont égaux mais certains sont plus égaux que
d'autres. Les paysans aussi.

Sur le problème des paiement de base c'est la FNSEA qui s'est opposée à la prime unique en 1992 et c'est elle aussi qui ralentit au maximum la convergence des aides. Qu'elle balaie donc devant sa porte.

Nous défendons une rémunération juste pour les producteurs dans une agriculture à l'écoute des besoins des consommateurs et des citoyens et non d'une agriculture industrielle entachée de conflits d'intérêts au détriment des paysans et de la société toute entière.

Enfin, la Confédération Paysanne estime que l'on peut manifester son désaccord ou son besoin de simplification réglementaire de façon positive sans porter atteinte aux équipements publics et à l'environnement par des dégradations ou des pollutions dont la collectivité supporte le coût.


Contact : Denis Perreau –Porte-parole départemental 06 88 80 75 48 / Jérôme Gaujard 06 84 59 37 51

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