Saint-Victor-sur-Ouche


© André Beuchot


© André Beuchot

Maire ROLLIN Christian
Secrétaire de Mairie Martine SIEGWART
Adresse 2 place de la mairie - 21410 Saint-Victor-sur-Ouche
Tél. 03 80 49 00 42
Email mairiestvictor21@wanadoo.fr
Site www.ouche-montagne.fr
Horaires d'ouverture Jeudi 10h-12h - Samedi 10h00-12h (hors vacances)
Population 269 habitants. Les Saint-Victoriens
Altitude 350 mètres Superficie 1277 ha
Situation géographique Latitude: 47° 14' 2'' Nord - Longitude: 4° 44' 48'' Est
Communauté de Communes Ouche et Montagne
Canton TALANT

Je suis fan de ma commune

Présentation

Village situé aux confins Sud-Ouest de la Communauté de communes. Lorsque l'on vient de Beaune puis de Bligny-sur-Ouche, il faut traverser le village voisin de La Bussière-sur-Ouche. On arrive alors à Auvillard (hameau du village) puis au bourg traversé par la rivière l'Ouche et le canal de Bourgogne.

Plus d'infos

Le Saint patron du village : Saint Victor est fêté le 21 juillet.
Aire de pique-nique de Saint-Victor-sur-Ouche, 3 tables, 3 poubelles, 1 kiosque, 2 garages à vélo, panneau d'information.
Halte nautique de Saint-Victor-sur-Ouche.
La commune est dotée d'une salle des fêtes sise au bord de l'Ouche et pouvant accueillir une centaine de personnes.

Tourisme & Patrimoine

Eglise Saint-Victor, XIIè siècle.
Sur un éperon rocheux, se découpe les ruines du château de Marigny, en face s'ouvre la grotte de Tebsima. En se dirigeant vers La Bussière, se trouve le domaine de "La Pourrie", propriété de la famille Vincenot. Dans le village, plusieurs vieilles maisons typiques. Vélo-route le long du canal de Bourgogne.



© André Beuchot

Elégante et discrète, la Côte-d’Or séduit par son charme plutôt que par l'exubérance. La richesse de son patrimoine naturel et architectural réserve aux visiteurs des découvertes souvent surprenantes. S'évader en Côte d'Or, c'est la promesse d'une autre perception de notre département ; c'est vouloir partir ailleurs au cœur de son propre territoire...  C'est vouloir l'explorer de mille et une façons pour mieux le connaître. Nous avons donc souhaité rester au plus près de cet immense potentiel environnemental, patrimonial, touristique qui, tout au long des chemins, fera appel à tous vos sens : voir, écouter, sentir, toucher et parfois même goûter. Inépuisable Côte-d’Or, nos coups de cœur ne sont pas tous révélés ici ...  Nous nous évaderons à nouveau vers d'autres territoires dans une prochaine édition. Chaleureux remerciements aux élus et partenaires publics et privés pour la confiance qu’ils nous ont accordée et leur engagement dans la valorisation de leur territoire. 
Valéry Choplain
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Le saviez-vous ?

Un curieux de passage à… SAINT-VICTOR-SUR-OUCHE.

Le 8 juillet 303 à Marseille, un soldat nommé Victor, clamant qu'il était chrétien, refusa de percevoir sa solde et de se sacrifier aux "faux dieux". Traîné à travers la ville, les bras attachés dans le dos, maintes fois torturé, il refusa éternellement. Le juge ordonna alors de le mettre sous la lourde meule d'un boulanger où le grain était moulu, meule entraînée par la force d'un animal. Mais la nuit, les Chrétiens dérobèrent la dépouille de Victor et la cachèrent dans une grotte taillée de mains d'hommes. L'abbaye Saint-Victor de Marseille fut construite sur cet emplacement.
Sur les rives de l’Ouche, dominant le hameau d’Auvillard rattaché à Saint-Victor-sur-Ouche, les ruines du château de Marigny se devinent dans la masse sombre d'un bois de sapins perché sur la montagne. Construit au XIIe, il fut remodelé plusieurs fois, en particulier durant les XV et XVIe. Au XVIIe, il commence à devenir délabré et sombre doucement à l'état de ruines. À l'époque du connétable Guillaume de Marigny en 1152, Marigny fut pourtant une des quatre grandes baronnies de Bourgogne. On imagine mal aujourd'hui l'aspect de ce château dont subsistent encore la base du donjon, le rempart qui le sépare de la porterie, le colombier et la voûte de la chapelle. La légende veut que le châtelain de l'époque ait omis de dire une messe. De ce fait, on peut encore entendre certains matins le bruit des psaumes que l'on chante. Des brides de souterrains de liaison sont toujours visibles, des casemates enterrées, tout comme les caves du logis à doubles voûtes. Devant le château, des vestiges de murs et des levées de pierres pourraient évoquer un hameau disparu. Parfois appelé château Saint-Maurice, il est acheté en 1766 par M. Paris de Montmartel qui va l’utiliser en carrière pour construire le château de Barbirey. Au pied du château de Marigny édifié sur l'emplacement d'un camp préhistorique et surveillé comme souvent par une Vouivre, un camp romain était installé sur un promontoire.
La fontaine Sainte-Larme y coule depuis le passage du Christ qui y versa une larme lui donnant naissance. En 1306, la chapelle du château de Marigny est le fruit du miracle dit de la Sainte-Larme. Cette année-là, le lundi avant l'Épiphanie, le froid est terriblement vif. À tel point que quand le doyen offre le saint sacrifice, le précieux sang gèle après la consécration. Le prêtre réclame du feu. On s'affaire aussitôt, mais une goutte des Saints-Mystères tombe du calice sur les charbons que l'on apporte dans un vase et s'y enfonce avec un grand bruit. La surprise passée, on retire les braises et l'on découvre au fond du vase qui s'est brisé, l'image d'une face humaine comme imprimée. L'évêque d'Autun, Barthélemy, enferme alors les fragments dans un reliquaire d'argent. Pendant plusieurs siècles il sera l'objet d'une grande vénération et restera 450 ans au château de Marigny. Mais avec le temps, la ferveur retomba et l'image s'effaça. Aujourd'hui, nul ne sait ce qu'est devenu le reliquaire.
Selon une première variante de cette histoire, un brigand, après avoir volé le ciboire contenant une hostie de la chapelle, se sauva au galop de son cheval. Mais sous les secousses, le ciboire tomba à terre. Aussitôt une source en jaillit qui ne tarit jamais, même les années de sécheresse. Bénéfique pour les yeux, elle fut nommée source de la Sainte-Larme.
La seconde variante explique que Guillaume de Marigny obtint du patriarche de Jérusalem un calice en cristal qui, grâce à un miracle, avait conservé une goutte du précieux sang du Christ. Il le rapporta après la première croisade et le mit à l'abri précieusement dans la chapelle du château. Malheureusement, un voleur s'en empara et lors de la poursuite, le calice lui échappa, heurta un rocher où il se brisa avant de finir dans un bassin de granit (!) où coulait une source pure et limpide. Après avoir surnagé un instant, la goutte de sang en forme de larme, s'étendit puis disparut. La source a conservé depuis le nom de Fontaine de la Sainte Larme.

Une énième légende raconte que c’est d’une des fenêtres du château de Marigny que la châtelaine d'alors vit revenir son époux Guillaume des croisades. Bannières déchiquetées tremblant péniblement au souffle du vent, la troupe arrive à la poterne. Au milieu des barons et soldats, on remarque soudain un curieux visage étranger, celui de Tebsima Ben Beka, jeune chef arabe. Blessé devant Jérusalem, il fut soigné par ses ennemis. Sauvé, il se convertit au christianisme et devenu ami du jeune Guillaume, rentra au pays avec eux. Après quelques années trop faciles au château, il décida de se consacrer plus profondément à Dieu. Il parcourut les bois et découvrit une caverne où il s'installa en ermite. Il y mourut après bien des saisons et y fut enseveli pour toujours. Telle est la légende de Tebsima. Si notre ermite n'a peut-être jamais existé, il n'en est pas de même pour la caverne. Creusée dans la falaise de la combe d'Auvillard, on y accède par un sentier fort raide qui arrive devant l'immense entrée de la grotte. Une petite galerie prolonge cette gigantesque alcôve, tandis que plusieurs abris sous roche décorent les alentours.
La dernière légende de ce château nous signale qu'il existe une belle dalle pourvue d’un anneau. Mais si vous avez le malheur de la soulever, vous serez aussitôt aspiré dans le trou caché, la dalle retombera et la cachette deviendra votre tombeau.

Au début du XVIIIe, un port était aménagé sur l'Ouche pour recevoir les billes de bois que les seigneurs de Marigny faisaient couper dans les environs. Les billes partaient ensuite en direction de Dijon par flottage. L'ancien moulin de Lognes (ou moulin de Marigny, premier obstacle pour le flottage), s'ajoutait au moulin de la Serrée (ou Sarrée, ou moulin du Pré Chaumot). Il reste à découvrir le lavoir d'Auvillard, le pont à trois arches sur l'Ouche, les vestiges du prieuré et son petit lavoir en aval, au nord du village, puis l’ancienne maison de retraite reconvertie en gîte, parée d'un curieux portail-balcon à balustres provenant d'un château d'Étang-sur-Arroux. Ne quittons pas Saint-Victor-sur-Ouche, Victor-sur-Ouche tout simplement sous la Révolution, sans raconter les mésaventures de l'église Saint-Victor. Délaissée, la chapelle médiévale du XIIe désaffectée fut vendue comme bien national à la fin du XVIIIe. Mais heureusement, elle sera reconstruite et dotée d'un nouveau clocher d'ardoises au XIXe. La mairie-école XIXe borde la place voisine ou les curieux remarqueront le bassin d'une fontaine. Bordé de bornes kilométriques destinées au calcul des droits de navigation et plantées en 1835 tous les 5 km, le canal s'étire à proximité, ainsi autrefois que la ligne de chemin de fer d'Épinac-les-Mines qui se faufilait entre la maison de l'éclusier et l'ancienne gare qui a gardé son enseigne. On observera le mur de soutènement arrondi construit pour supporter la voie. Quant au bâtiment édifié au pied de l'église (aujourd'hui menuiserie), il accueillait l'Hôtel de la Gare qui faisait également office de mercerie et d'épicerie. Au sud-ouest, on trouve à l'écluse de la Charme, l'arrivée d'une rigole d'alimentation du canal qui puise son eau dans l'Ouche à La Serrée.
En rive droite de la vallée, dans le bois du Bouchet, on déniche une multitude de pierriers et de traces d'exploitation de pierre où apparaissent des affleurements de dolomie. Une cascade de tuf fait l’admiration des naturalistes (du tuf de Saint-Victor-sur-Ouche fut utilisé pour les voûtes de la Chartreuse de Champmol à Dijon), tandis qu’à l’est, de petites falaises bordent la combe Venait.
Et comment oublier la ferme de la Pourrie, "la Peuriotte", maison des rêves de l'écrivain Henri Vincenot ? Ancienne "grange" (hameau) installée par les moines Cisterciens aux Xe et XIe aux meilleurs endroits, près d'une source et qui servait de centre de défrichage de la forêt. La tombe surmontée d'une croix celtique du célèbre auteur bourguignon y repose à l’ombre du sous-bois, avec celles de sa femme Andrée et de leur fils François.
Vous pourrez encore retrouver Saint-Victor-sur-Ouche dans le livre : Cerises à l'eau-de-vie et faux billets.
André Beuchot



© André Beuchot


 


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Vie Sociale

Enfance :
Maternelles et primaires : pôle scolaire de Veluze à Gissey-sur-Ouche.
Collège : Sombernon.
Halte-garderie : Velars-sur-Ouche (voir site www.vallee-ouche.fr.)

Économie & Développement

Grav'Deco : gravure industrielle.
L'arbre à l'Etrier : menuiserie.
DOMOSTORE : installateur menuiserie alu, PVC ...
La Castillane : peintre sculteur plasticien.

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Que faire ?

Promenades/Randonnées pédestres, à vélo ; Canal de Bourgogne.
Écluse de la Charme petite restauration - dégustation animations expositions randonnées


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