Saint-Jean-de-Boeuf


© Gérard Maës


vallée de l'Ouche


© Gérard Maës


La passée au boeuf

Maire MERCIER Michel
Secrétaire de Mairie GAUDET Agnès
Adresse Rue de la Montée La Velle - 21410 Saint-Jean-de-Boeuf
Tél. 03 80 49 06 15 Fax 03 80 49 06 15
Email mairiesaintjeandeboeuf21@wanadoo.fr
Horaires d'ouverture Jeudi 10h-12h
Population 101 habitants. Les beurets
Altitude 397 mètres Superficie 1200 ha
Situation géographique Latitude: 47° 13' 3'' Nord - Longitude: 4° 44' 46'' Est.
Communauté de Communes Ouche et Montagne
Canton TALANT

Je suis fan de ma commune

Présentation

Saint-Jean-de-Bœuf est situé à 23 km au Nord-Ouest de Beaune et à 33 km de Dijon.
Le village surplombe de 200 mètres la vallée de l'Ouche et nous offre ainsi un magnifique point de vue.

Tourisme & Patrimoine

Eglise Saint-Jean-Baptiste, XVIIIè siècle.
Ancien relais de poste du XIXè siècle.

vallée de l'Ouche

© Gérard Maës

Elégante et discrète, la Côte-d’Or séduit par son charme plutôt que par l'exubérance. La richesse de son patrimoine naturel et architectural réserve aux visiteurs des découvertes souvent surprenantes. S'évader en Côte d'Or, c'est la promesse d'une autre perception de notre département ; c'est vouloir partir ailleurs au cœur de son propre territoire...  C'est vouloir l'explorer de mille et une façons pour mieux le connaître. Nous avons donc souhaité rester au plus près de cet immense potentiel environnemental, patrimonial, touristique qui, tout au long des chemins, fera appel à tous vos sens : voir, écouter, sentir, toucher et parfois même goûter. Inépuisable Côte-d’Or, nos coups de cœur ne sont pas tous révélés ici ...  Nous nous évaderons à nouveau vers d'autres territoires dans une prochaine édition. Chaleureux remerciements aux élus et partenaires publics et privés pour la confiance qu’ils nous ont accordée et leur engagement dans la valorisation de leur territoire. 
Valéry Choplain
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Le saviez-vous ?



Un curieux de passage à… Saint-Jean-de-Bœuf.

On trouve dans ce village qui s'appela "Bœuf", tout simplement sous la Révolution, l'église paroissiale Saint-Jean-Baptiste XVIII-XIXe, surmontée d'une fine flèche en ardoise. Elle abrite quelques statues intéressantes. À deux pas, on déniche un pigeonnier carré et la mairie XIXe encadrée par ses deux annexes. Face à l'église, une maison arbore de curieux décors en rocaille, une autre un puits encastré dans le mur en bord de rue. Du XIXe, notons les vestiges de l'ancienne auberge Seguin à l'enseigne aux ¾ effacée rappelant qu'on pouvait y loger à pied et à cheval… Elle a gardé son four à pain, tandis que le lavoir, moins chanceux, a perdu son bac à laver. Un second lavoir se niche dans la combe Barthélemot. Le ruisseau qui s’en échappe forme une belle coulée de tuf taillée pour former un petit aqueduc alimentant un abreuvoir en contrebas.
Le village comptait avant 1938, une soixantaine d'habitants. La polyculture était de mise, l'exploitation des vastes forêts procurait de bons revenus et bucherons comme charbonniers étaient nombreux. On trouvait de nombreux bucherons et charbonniers. Sur les hauteurs, se dressait la ferme de l'Émilia (ou Belle Émilia), que l'on devrait appeler Émèlia, car ce nom est celui de la jeune et jolie fille du premier propriétaire. Construite dans les années 1830, couverte de toits d'ardoises, la ferme comptait une spacieuse habitation entourée de plusieurs bâtiments, granges, bergeries voutées etc. Un puits fournissait l'eau aux habitants, les bêtes rejoignant la mare située à quelques centaines de mètres à l'ouest. De 1939 à 1943, elle sera exploitée par la famille Sujobert, originaire d'Auvergne. Chassée par les Allemands qui s'y installe en 1941, elle sera relogée au village. La ferme incendiée au départ des troupes ennemies, laissa longtemps ses pignons délaissés dressés vers le ciel. Elle sera restaurée en 1973. Si vous y montez, vous croiserez la belle mare-abreuvoir dallée.
Saint-Jean-de-Bœuf est situé à 580 m d'altitude, 25 km à vol d'oiseau de la base aérienne de Longvic. Durant la deuxième guerre mondiale, les Allemands implantèrent sur cet emplacement privilégié, au-dessus du village, derrière la ferme de l'Émilia, une importante base de détection, le camp Dackel. Il faisait partie de la ligne de défense allemande "Himmelbett" (Baldaquin) allant du nord du Danemark à la frontière suisse, composée d'une station radar au sol tous les cinquante kilomètres environ. Tous les camps portaient un nom de chien, ici dackel, en français : basset. La première lettre du nom, le D, correspond à la première lettre du nom de la ville la plus proche : Dijon. La construction dura deux ans, employant 200 personnes, pour moitié françaises et pour moitié militaires allemands. Un puits de 87 m fut creusé pour les besoins en eau. Électricité, tout-à-l'égout et eau courante furent installés. Le camp comportait outre les casernements pour une centaine de militaires, un garage, une salle des fêtes, un terrain de tennis et la réserve d'eau pour les incendies servait même de piscine pour les beaux jours. Des haut-parleurs diffusaient de la grande musique toute la journée et les agriculteurs qui travaillaient aux alentours en profitaient. Curieusement, sa protection périphérique restait plutôt symbolique. Deux radars paraboliques et deux (ou trois) radars rectangulaires scrutaient le ciel. On raconte qu'un autre radar de 42 m de haut et 6 m de large pivotait sur lui-même grâce à une gigantesque bille d'acier. Mais à la fin de la guerre, il n'était toujours pas complètement opérationnel. Les Allemands firent sauter la base en août 1944 avant leur départ. La population pilla ensuite le site que l'armée française utilisa en 1945 pour faire exploser des stocks de munitions allemandes. Il n'en reste que des ruines, dispersées derrière la ferme de l'Émilia. Quant à la fameuse bille, elle fait sans doute partie de la légende. (Le site est évoqué dans le livre : Cerises à l'eau-de-vie et faux billets). Plus d'infos sur le camp Dackel sur Histavia : http://www.histavia21.net/DACKEL/DACK-0000.htm
Sur la droite du chemin de la ferme de l'Émilia, un gros bloc de roche de 90 cm sur 60 cm, surnommé le "Passé du Bœuf ", ou la "Passée au Bœuf", garde les empreintes d'un loup, d'un chat, d'un chien, d'un sanglier, d'un lièvre et la plus grosse, d'un bœuf, qui la foulèrent alors qu'elle était encore tendre. En parlant de loups, soulignons le sobriquet des habitants, "les méjou de loups", les mangeurs de loups ! Quant à la Pierre qui Vire, qui semble avoir disparu, les loups l'auraient brisée puis renversée à force de tourner autour. Notons encore le Sentier des Femmes Mortes, marqué de ronds où l'herbe ne pousse jamais depuis une nuit tragique de Noël. Ces ronds sont les empreintes des trois têtes tombées sous les coups d'un meurtrier qui s'en prit à une famille du Poiset. Dans une variante de cette histoire, on évoque trois trous qui ne peuvent jamais rester bouchés !
Au sud-ouest, dominant des roches que l'on peut escalader grâce à une échelle fixe, on profite d'un joli belvédère aménagé près de l'antenne relais.

André Beuchot





La passée au boeuf

 


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Que faire ?

De très belles promenades en raison du panorama.


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