CEBFC : quand l'IA abreuve une banque... de données

CEBFC : quand l'IA abreuve une banque... de données

Contact :

Vous pouvez retrouver la vidéo de la conférence « Intelligence Artificielle : Révolution ou Opportunité ? » sur la chaine Youtube
https://www.youtube.com/IA_CEBFC


L’IA (pour Intelligence Artificielle), ce n’est plus de la SF (comprendre : Science-Fiction), mais une réalité quotidienne : les algorithmes sont bel et bien partie intégrante de nos vies ! A la BPCE (soit : Banque Populaire Caisses d’Épargne, le groupe dont fait partie la banque à l’écureuil) on l’a compris depuis longtemps et l’on s’efforce de tirer le meilleur parti possible des lignes de code et de l’usage intelligent des données.

Sociétaires de la Caisse d’Épargne (c’est valable aussi pour les autres banques, pas de parano !), le savez-vous ? A chaque fois que vous effectuez une opération à un DAB, que vous consultez votre compte en ligne, que vous prenez rendez-vous avec votre conseiller bancaire, vous alimentez sans le savoir une banque… de données. Celles-ci, pour faire court, sont moulinées, compilées, synthétisées et analysées pour pouvoir ensuite proposer une étude des comportements des clients et donc faire évoluer les services proposés par la banque, coller au plus près des attentes et donc, potentiellement fidéliser d’une part et attirer d’autre part de nouveaux clients. Dans les affaires, on appelle ça du « gagnant-gagnant ». 

Plus de digital = plus d’humain

Jean-Pierre Deramecourt, Président du directoire de la Caisse d'Epargne Bourgogne-Franche-ComtéOr justement, que savent-ils (et vous aussi désormais, petits chanceux) de nos comportements ces experts ès Caisse d’Épargne ? Que sur le territoire de la BFC, on comptabilise 3 millions de connexions mensuelles aux applications mobiles de la banque, et 75% des clients sont désormais joignables par voie électronique via mail, mobile ou tchat. Les clients de la banque réclament plus d’autonomie, de réactivité et de conseils : normal que la banque accélère donc sa transformation digitale, en s’appuyant encore plus sur les technologies et la science offertes par l’IA. Sans pour autant s’affranchir des « vrais » conseillers, assène Jean-Pierre Deramecourt, Président du directoire de la Caisse d'Epargne Bourgogne-Franche-Comté, puisqu’au final ce que les clients réclament ce sont des services ultra-personnalisés : « Ils veulent être recontactés, avec des suggestions de services qui leur correspondent vraiment. Plus il y a de digital, plus on a besoin d’humain ! »

 

L’IA, c’est l’avenir !

Plus fort que madame Soleil ou Élisabeth Tessier, l’IA permet aussi de deviner l’avenir ou plutôt, restons sérieux, de devancer les attentes des clients en se basant sur les comportements passés. Une « data scientist » (expert dans l’analyse des données) a été missionnée pour analyser dans les bases les profils de tous les clients ayant contracté un crédit immobilier dans les dernières années. Des « profils type » d’emprunteur peuvent ainsi être dégagés, permettant à l’avenir d’avoir une démarche proactive et personnalisés auprès des clients susceptibles de contracter un crédit. Bref : au lieu de pratiquer des « campagnes sauvages » à la chasse aux clients potentiels, préférer un pêche avec un filet à grosses mailles pour ne retenir que les clients vraiment intéressés. Une autre manière aussi de ne pas être intrusif, voire agaçants, mais véritablement opportuns. Dans le même genre, le groupe BPCE aura lancé LEA, acronyme de « L’Épargne Active ». L’idée ? Optimiser l’épargne financière des clients en se basant sur ses habitudes, son profil face aux marchés (prudent ou audacieux), des projets et lui proposer un portefeuille financier le plus personnalisé possible. Du « à la carte » qui évite de faire prendre des risques inconsidérés (bénéfice client) et limite les accidents de paiement (bénéfice banque). Client 1 – banque 1 : du gagnant-gagnant, on vous dit.

Une révolution de civilisation

docteur Laurent Alexandre, chirurgien neurobiologiste, fondateur du site Doctissimo et auteur du formidable « La guerre des intelligences »Évidemment, l’irruption de l’IA dans la relation bancaire pose un certain nombre de questions : qu’en est-il de la protection des données ? Quelle formation pour les nouveaux conseillers qui devront être familiarisés avec ces nouveaux outils et cette révolution dans le travail ? Quelle pédagogie vis-à-vis des clients qui ne sont pas forcément eux, prêts à ces changements ? Et, au-delà de la banque, quel est l’avenir du travail dans un monde de plus en plus dominé par l’IA ? C’est particulièrement pour répondre à ces questions et bien d’autres que la CEBFC avait fait appel au docteur Laurent Alexandre, chirurgien neurobiologiste, fondateur du site Doctissimo et auteur du formidable « La guerre des intelligences », qui étudie la façon dont l’IA va révolutionner notre façon d’être, d’apprendre et de communiquer au sein même de nos cellules et comment la cohabitation entre l’humanité et les robots peut évoluer. Un changement de civilisation que l’on ne peut plus nier alors faisons ce que l’homme fait de mieux : adaptons-nous !

 

Voici l'introduction de la conférence du docteur Laurent Alexandre : " Le sujet dont je vais parler n'est pas l'IA en général mais ce qu'un territoire comme la Bourgogne-Franche-Comté fait de l'IA. La région a d'immenses atouts qu'elle a gachés, en 1971 vous étiez aussi riches que les suisses, aujourd'hui vous êtes deux fois plus pauvre, pourquoi ? Qu'est-ce qu'il s'est passé? Quest-ce que ma génération a loupé ? Qu'est-ce que l'on va laisser aux jeunes ?" suite sur https://www.youtube.com/watch?v=o1Ta6ri5qH0&list=PLC4OzjFizvUpO6ytQkw3V3q0W6j80KYzV

Si vous avez aimé cet article, vous aimerez aussi...

Jean-Pierre Deramecourt (CEBFC) : la banque au plus près du territoire !
Nommé président du Directoire de la Caisse d’Epargne de...
En 2017, ayons l'énergie d'entreprendre pour notre région
En ce début d’année 2017, la traditionnelle...
CEBFC : l'avenir se conjugue au présent
Après l'annonce de ses résultats satisfaisants pour...
Rencontres de la viticulture : faites votre marché !
Devenue aussi traditionnelle qu’un paulée à la fin des...
Bpifrance et la Caisse d'Epargne de Bourgogne Franche-Comté s'associent pour favoriser l'internationalisation des entreprises
Anne Guérin, Directrice exécutive Financement et du Réseau...
La Caisse d'Epargne BFC investit dans les territoires pour garder le contact avec ses clients
Garder une relation de proximité avec ses clients, telle est la...
CEBFC : De l'audace, encore de l'audace !
Danton ne nous en voudra pas d’emprunter une bribe d’un de ses plus...
La Caisse d'Epargne de Bourgogne-Franche-Comté confirme son implantation locale et inaugure sa nouvelle agence de Semur-en-Auxois
La Caisse d'Epargne de Bourgogne-Franche-Comté (CEBFC) a...

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *