Le 11ème parc national est définitivement baptisé "Parc National des Forêts en Champagne et Bourgogne"

Le 11ème parc national est définitivement baptisé

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Créé en juillet 2010 pour piloter la mise en place du parc national des Forêts de Champagne et Bourgogne, le GIP a pour grandes missions de démontrer la qualité exceptionnelle des patrimoines naturel, culturel, paysager et humain, et de définir un projet de territoire afin de les protéger et de les mettre en valeur. Afin de mener à bien cette mission, le GIP rassemble les différents acteurs concernés par le projet : représentants de l’Etat et de ses services, collectivités locales (communes et intercommunalités, départements, régions) et des acteurs du territoire (monde économique, associatifs, habitants).

 

Quel périmètre pour le GIP ?

127 communes se trouvent dans le périmètre d'étude du futur Parc national, autrement appelé aire d'adhésion.

Parmi ces 127 communes (71 se trouvant en Côte d'Or et 57 en Haute-Marne), 102 sont adhérentes au GIP. Trois communes se trouvent hors périmètre mais ont tout de même choisi d'adhérer au GIP, suivant ainsi l'élaboration du projet de Parc national avec attention. Il s'agit de Langres, Chaumont et Perrancey-les-Vieux-Moulins.

 

GIP du futur Parc national des Forêts de Champagne et Bourgogne
4, ruelle du monument
21290 Leuglay

Tél. : 03 80 93 10 92

 


23 octobre 2018

Parc national de forêts en Champagne et Bourgogne, ce sera le nom du 11ème Parc National français. Un nom validé lors de la dernière assemblée générale du GIP à Chaumont, en Haute-Marne.  La marque commerciale sera, quant à elle, Esprit Parc National de Forêts, attestant, si besoin en était de la volonté d’ancrer le parc sur cet immense territoire. Un projet global de territoire au sujet duquel la consultation des personnes publiques associées se poursuit jusqu’au 26 octobre 2018. Et même si Sébastien Riottot, président de la FDSEA de Haute-Marne fait état d’une « mise sous cloche du territoire » et se dit peu rassuré sur le volet économique, le dossier d’enquête publique qui se déroulera du 12 novembre au 12 décembre 2018, a été approuvé avec 494 voix pour, 31 abstentions et une voix contre.

Cette assemblée générale a permis l'approbation du procès-verbal de l’AG du 11 juillet 2018 et de la prorogation du GIP dans ses missions, l'approbation des documents d'accompagnement de la charte à intégrer dans le dossier d'enquête publique et notamment le nom du parc , de faire un point sur la mise en œuvre du volet économique de la charte avec la présentation de la cellule projets qui a déjà reçu près de 50 dossiers et enfin d'aborder des questions diverses comme l'appel à candidature pour le mécénat GMF et parcs nationaux pour l'accessibilité nature en partage.

Le calendrier

Du 12 novembre au 12 décembre : place à l’enquête publique.

Premier trimestre 2019 :  finalisation de la charte et assemblée générale.

 Second semestre 2019 (en septembre /octobre) : le décret de création du parc devrait tomber.

 

L’enquête publique se déroulera dans 127 communes

Alors qu’un avis favorable doit être émis sur l’avant-projet de charte, l’enquête publique qui sera lancée dès le 12 novembre dans les 127 communes du territoire du parc. Le dossier sera consultable dans les mairies, préfectures, sur le site Internet du GIP, par la population. Soit 26 points de permanence et sept commissaires-enquêteurs sont prévus, ainsi que trois réunions publiques. Cet avant-projet de charte propose différentes orientations et mesures pour les quinze ans à venir …

L'enquête publique sera le temps fort de l'information et de la participation citoyenne

Divers projets sont soumis à enquête publique à l’aide de documents d'urbanisme (cartes communales, PLU, SCOT, ZAC...), installations classées pour la protection de l'environnement (usines, élevages, carrières, unités de traitement des déchets), autorisations au titre de la loi sur l'eau, projets routiers et ferroviaires, éoliennes, centrales photovoltaïques au sol etc. (des projets susceptibles d'avoir un impact sur l'environnement ou la qualité de vie des riverains). Le projet n'est jamais celui du commissaire-enquêteur. Il émane soit de l'État, soit du Département, soit d'une commune, soit d'une société publique ou d'une entreprise privée… Présenté dans un dossier d'enquête, il comprend, entre autres, des documents, des graphiques des plans, divers documents explicatifs tels que des notices de présentation, études d'impact, dossiers d'incidences... et un registre d'enquête destiné à recevoir les observations du public. S’agissant d’un projet national, l’ensemble des français peut émettre un avis, qu’il réside ou pas sur le territoire concerné par le projet !

Information et déroulement de l'enquête.

Le public est informé réglementairement par annonces légales dans les journaux et par des affiches dans la ou les communes concernées. Tout autre mode d'information est souhaitable (site internet, bulletins municipaux, panneaux lumineux...).

Consultation du dossier : toute personne peut consulter le dossier en mairie aux heures d'ouverture, pendant toute la durée de l'enquête, même en l'absence du commissaire-enquêteur.

Droits du public : toute personne peut présenter des observations orales ou écrites, favorables ou non au projet et proposer des suggestions ou des contre-propositions, car la décision de réaliser le projet intervient après l'enquête publique. Le public a également accès aux observations portées au registre.

À l’issue de la procédure d’enquête, une copie du rapport et des conclusions de la commission d’enquête sera déposée dans les préfectures concernées, dans les sous-préfectures concernées, au siège du GIP, puis du futur établissement public de parc national, et dans chacune des mairies concernées pour y être tenue à la disposition du public, pendant un an, à partir de la clôture de l’enquête publique. Une copie du rapport et des conclusions sera aussi consultable sur le site internet des services de l’État de la Haute-Marne : www . haute-marne .gouv.fr et celui de l’État en Côte d’Or : www.cote-dor.gouv.fr. Les avis joints au dossier, les observations du public, et le rapport de la commission d’enquête, permettront au GIP de finaliser le projet, avant de le transmettre aux autorités nationales. Au terme des consultations prescrites par le code de l’environnement, la création et la première charte du futur parc national seront approuvées par décret en Conseil d’État. Ce décret créera également l’établissement public qui gérera le Parc national, et délimitera le cœur du Parc national. Les 127 communes concernées devront ensuite choisir si elles adhèrent au Parc national. L'arrêté préfectoral signifiant l'avis d'enquête publique est à lire ICI

 

Lors de l’AG l’équipe du GIP a mis en avant les plus-values du parc et de sa charte. En matière d’environnement notamment par la préservation des cibles patrimoniales, de la ressource en eau, des paysages, d’économie, en rappelant qu’un appel à projets a été lancé. A ce jour, 49 propositions de projet ont été recueillies dans diverses thématiques concernant le tourisme, l’agriculture, la filière forêt-bois, l’économie sociale et solidaire.  Il s’agit également de mettre en avant la plus-value en matière d’agriculture par la création d’une étude sur le développement de l’agriculture dans le parc afin d’identifier les filières d’avenir à développer. Les actions en faveur des patrimoines culturels ou la chasse, par exemple, seront valorisées par des initiatives de restauration d’habitats naturels, de tourisme ou de communication… On pourrait imaginer qu’une aire de repos soit consacrée au parc et quatre panneaux autoroutiers installés sur l’A 5 et l’A 31.

Réactions et interrogations !

Concernant le nom du parc, en 2012,  144 noms étaient évoqués, 3 sont noms proposés avec short listage, parmi lesquels Forêt Lingonne et Forêt Cistercienne qui furent balayés au profit d’un nom évoquant la forêt. En 201,après un long travail juridique un nom qui permettrait d’identifier la Champagne et la Bourgogne est choisi  pour marqué l' ancrage territorial. Le nom de la marque répondau mêmes critères de choix , ce sera Esprit Parc National de Forêts… de sans S… et forêts…. avec un S ! Pour madame la Préfète de Haute Marne, Françoise Souliman, préfète coordonnatrice, plus qu’un nom, il convient de considérer avant tout le projet de territoire, un travail de 10 ans en partenariats multiples pour créer un parc national en tenant compte de la protection de la naturalité et des activités humaines et leurs coutumes de cultures, de chasse … 10 ans qui ne sont pas outrageux, même s’il reste encore plusieurs mois pour affiner le projet global grâce, en autres, à l’enquête publique qui est là pour que chacun s’exprime... des consultations et des avis dont il faudra tenir compte.  7 enquêteurs sont nommés, un nombre un peu hors norme, à l’échelle du territoire concerné et d’un projet qui engage les collectivités, les habitants et l’Etat. En effet, madame la Préfète explique que le Parc Nationale des Forêts de Champagne et Bourgogne sera sans doute le dernier à voir le jour en France avant plusieurs dizaines d’années.

Un projet de territoire pour tous ? La question est posée sur la réticence des agriculteurs.

Madame Souliman répondra que la réticence évoquée ne concerne pas tous les agriculteurs et que les acteurs du monde économique ne sont plus ressortis des débats depuis qu’ils sont revenus autour de la table grâce aux chambres consulaires. Il reste donc 40% d’agriculteurs convaincus, 30% qui demandent à être convaincus et le restant qui est farouchement contre. Il conviendra donc de séduire les 30% grâce au 40% qui le sont en montrant qu’il y a des projets. Dans l’éventualité où persisteraient des réticences tenaces, madame la préfète indique qu’il sera possible d’user du droit de préemption pour échanger des terres si le parc devait vraiment  paraître invivable aux derniers récalcitrants !

Monsieur Jurien de la Gravière, président du GIP, rebondit sur le fait qu’une partie des doutes se lèvent suite au passage réussi de la "marche environnementale". Il a fallu trouver des compromis entre le maximalisme de la protection et l’obligation d’avoir un projet économique. Après des assemblées générales houleuses, de nombreux blocages… tout le monde peut se dire "on n’est plus sur le projet purement environnemental…  donc qu’est-ce que cela peut apporter  en projets de territoire et en mieux-être, c’est-à-dire plus de travail, plus de développement aux hébergeurs touristiques, aux artisans, aux agriculteurs pour le débouché de leurs produits sur des circuits plus courts, aux forestiers pour une deuxième transformation plus efficiente ". Il faut donc innover grâce au bras de levier du parc avec deux Régions qui vont renforcer leurs capacités de recherches sur le bois, invitant qui le souaite à venir développer des micros-labos, à accueillir des thésards, puisque le parc aura, aussi, cette vocation !  

Il est proposé des projets dans tous les domaines et sur les deux départements. Hervé Parmentier, directeur du GIP, précise que des projets touristiques sont travaillés par les différents acteurs sur les deux départements, Côte d’Or et Haute Marne, avec plusieurs intercommunalités.  La mise en réseau des sites et l’offre de randonnée se fait dans une bonne dynamique. En ce qui concerne les 49 projets retenus, Hervé Parmentier explique qu’il s’agit de projets plus ponctuels où l’on retrouve l’agriculture et le tourisme avec des agriculteurs qui souhaitent valoriser leur métier, parler de leurs savoir-faire tout en complétant leur activité économique. On retrouve également des projets liés à la forêt et à l’économie sociale et solidaire.  Madame la préfète incite à « penser parc et non plus deux départements ». Il faut donc raisonner en territoire global en une seule entité écologique, touristique et économique… une seule unité territoriale … le parc national ! Hervé Parmentier note la difficulté de communication avec la population d’où l’idée de parler du projet de manière ludique grâce à des animations, des spectacles, de la mobilisation au niveau scolaire par exemple.

Démonstration par Hervé Parmentier.

127 communes, 150 hameaux… Imaginons que tous les deux ans on rénove une maison par hameau pour un forfait d’investissement en réhabilitation de 50 000€...  cela engendre 5 millions € de chiffre d’affaire sur le territoire… Admettons que la moitié de ce montant gobal concerne les matières premières, soit 2  500 000€. Un ouvrier coûte 30 000€ chargés par an à un artisan… et voilà ce qui peut générer une centaine d'emplois dans le domaine du batiment, de la réabilitation énergétique par exemple… Un langage économique qui parle aux artisans et entrepreneurs de manière claire en termes de prospectives et perspectives économiques. 100 maisons pour des habitants, des visiteurs, de nouveaux employés, un élan économique auquel le parc contribue aux côtés des chambres consulaires, les intercommunalités et l’Etat.

Pour l’ensemble des intervenants, il va falloir lever toutes les ambiguïtés qui persistent sur l’utilité du parc, il reste donc un gros travail d’explications et d’appropriation en direction des habitants. Un sondage téléphonique a été mis en place pour évaluer au fur et à mesure la perception du projet et de sa finalité par ces derniers et ce en termes de notoriété et de d’appropriation. Cette assemblée générale révèle la forte progression qui s’est produite entre le 15 mars 2018 et le 11 juillet 2018.  Une sorte de mot de la fin serait de se donner le temps de voir… 15 ans … à bien vivre, à bien construire, à bien évaluer, sur un territoire qui n’est plus habitué aux grands projets. 11ème parc national est une image porteuse et attractive, à proximité des grandes métropoles et dans le calme de la forêt.

 

 

Crédit photos  (AG), GIP

Crédit photos (territoire) et rédaction Marie Quiquemelle

m.quiquemelle@echodescommunes.com

 

 

Agent de développement local

Conseils en développement et animation du territoire aux élus locaux et aux associations

Formatrice en insertion professionnelle

mariequiquemelle@gmail.com

 

 

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