Le département sème les graines d'un avenir durable

24 octobre 2017

François Sauvadet, Président du Conseil départemental de la Côte-d'Or, en compagnie de Patrick Baudement, Maire de Perrigny-lès-Dijon, Vincent Lavier, Président de la Chambre d’Agriculture, Daniel CARON, Directeur Départemental de la SAFER Côte-d’Or, a donné lundi 23 octobre, le coup d'envoi du projet "Perrigny" en signant l'acte d'achat de 20 hectares de terres agricoles sur la commune de Perrigny-lès-Dijon. Pour François Sauvadet, il s'agit d’expérimenter la viabilité de nouvelles formes d’agriculture, qui concilient productivité, qualité gustative et environnementale et durabilité. C’est donc naturellement que ce projet deviendra une première vitrine du dispositif FUTURS 21, qui sera ici consacré à l’agriculture de demain.

 

Le mot de François Sauvadet

François SAUVADETLe Département a fait un choix clair : celui d'innover, de s'impliquer dans des pratiques inédites, de tenter, de s'inscrire dans un mouvement novateur, d'imaginer des solutions pour améliorer nos modes de vie.
Le projet de Perrigny-lès-Dijon, qui sera conduit dans le cadre du dispositif Futurs 21, s'inscrit dans cette démarche innovante et remarquable. Il s'inscrit également dans le soutien de notre collectivité aux filières agricoles locales mais il est également la préfiguration d'un territoire tel qu'on l'imagine pour nos enfants. Un territoire solidaire et attractif où il fait bon vivre.

Il part d'un constat simple : alors que nos concitoyens sont de plus en plus nombreux à vouloir des produits locaux de qualité dans leurs assiettes, il n'y a pas suffisamment de légumes produits en Côte d'Or pour satisfaire tous les consommateurs. Et notamment les usagers des services de restauration collective des collèges et établissements sociaux et médico-sociaux gérés par le Département.

Le Conseil départemental de la Côte-d'Or a donc décidé d'agir pour structurer la filière, sécuriser une partie de l'offre et faciliter la mise en relation entre l'offre et la demande : c'est le but du projet de Perrigny-lès-Dijon.
En choisissant d'acquérir 20 hectares de terres agricoles en zone périurbaine pour y implanter une activité maraîchère, le Conseil départemental effectue une démarche inédite. Une démarche volontariste, en partenariat avec les agriculteurs et les acteurs locaux, qui profitera à tous.

Car ce qui est bon pour les collégiens et les personnes âgées hébergées en établissement est également bon pour l'économie locale, pour tout notre territoire et, au final, pour tous les Côte-d'Oriens.
Aujourd'hui, en signant l'acte de Perrigny, nous faisons plus qu'acheter des terrains agricoles au nom du Département. Nous dessinons la Côte-d'Or de demain.

Le Conseil départemental de la Côte-d'Or
Signature de l'acte d'achat des 2 parcelles de terres agricoles situées sur la commune de Perrigny, d’une surface d’environ 20 hectares. La candidature du Département à été retenue par la SAFER, qui possédait ces terres jusqu’alors. Cette première acquisition représente un montant de 249 000 € et près de 2 M€ devraient être investis lors des 3 prochaines années.


Le projet en détail

Afin de servir dans la restauration collective des collèges,  20% de produits bio et 50% de produits locaux d’ici 2022, le Conseil Départemental achète 20 hectares de terres agricoles, situées sur la commune de Perrigny. 
Cette acquisition permet au Conseil Départemental de la Côte-d’Or d'aider les filières* afin qu'elles soient en mesure de répondre aux exigences posées par la restauration collective**, et ainsi pouvoir accéder à un marché de 2 millions de repas par an pour les seuls collèges du département. 

20 hectares divisés en 3 terrains pour 3 objectifs

15 hectares seront consacrés au maraîchage, afin de produire des légumes répondant aux normes exigées pour l’agriculture biologique.
2 hectares pour permettre l'apprentissage du métier de maraîcher en proposant un cadrage juridique et matériel à de futurs agriculteurs dans des conditions réelles. Il s’agira, en d’autres termes, d’une plate-forme de pépinières d’entreprises du secteur agricole.
1 hectare sera consacré aux essais et à la recherche sur la permaculture. "Au delà de l’effet de mode, et sans dogmatisme, nous voulons en savoir plus sur la réalité de cette technique culturale adaptée à de petites surfaces agricoles en milieu urbain". Des partenariats seront mis en place avec des centres d’excellence tels que l’INRA, Agrosup, AgroParistech et le Centre Technique Interprofessionnel des Fruits et Légumes. François Sauvadet souhaite que les terres de Perrigny deviennent une véritable vitrine de l’agriculture de demain, ainsi, la robotique, les drones y auront toute leur place.

Le potentiel des terres sera maximisé au moyen de systèmes de production modernes.
Par exemple en créant des infrastructures telles que les serres froides, mais surtout par la création d'un bassin de stockage de l’eau, d’une capacité de 30 000 à 40 000 m3 dont l’utilisation pourrait être mutualisée avec les exploitants du secteur.

Un projet exemplaire à plus d'un titre
La production 100% bio contribuera à la restauration de la qualité des eaux de la nappe, la nappe ne sera pas davantage prélevée grâce au bassin de stockage. Des emplois agricoles locaux vont être créés.  
Les légumes produits pourront être vendus pour être transformés afin d’être utilisés par la restauration collective.

C’est là qu’intervient un autre maillon de la chaine vertueuse : La Légumerie, portée par l’entreprise d’économie sociale et solidaire DESIE, au savoir-faire reconnu. L’entreprise d’insertion du groupe IDEES a lancé les études afin de construire un site de transformation des légumes. Ce projet sera mené en collaboration avec la Chambre d’Agriculture, les services de l’Etat, ceux de la Métropole et de la Région.

Enfin dernier maillon : le dispositif AGRILOCAL, la plate-forme de mise en relation entre les acheteurs publics (dont les gestionnaires de restauration scolaire) et les fournisseurs de produits locaux, (dont les agriculteurs). Utilisé par 31 départements, cet outil a fait ses preuves. Le Conseil Départemental est adhérent depuis la session du 16 octobre dernier, pour un montant annuel de 14 000 €. C’est via la plate-forme AGRILOCAL que les restaurants scolaires des collèges et des ESMS pourront commander leurs légumes bio « Made in Côte-d’Or ».

 

Le département de la Côte-d'Or sème les graines d'un avenir durableLors des deux prochaines années, le site va engager sa conversion Bio. Samuel Goguely et Frédéric Marin, exploitants agricoles à Fénay, ici présents vont ainsi préparer les terres durant deux ans, afin qu’elles deviennent conformes aux critères bio.

 

*Cette opération a été l'occasion pour François Sauvadet de rappeler l'engagement du département à hauteur de 3 M€ par an en faveur de la filière agricole et des agriculteurs, en adaptant son accord cadre avec la Chambre d’Agriculture, et en faisant évoluer sa politique vers une agriculture qui concilie performance économique, sociale et environnementale. C'est en juin 2016 que l'assemblée Départementale avait acté une nouvelle politique agricole, basée sur 3 piliers :
-  l’accompagnement social du monde agricole : (Soutien aux familles, service de remplacement) C’est par exemple à ce titre que nous avons mis en place le Dispositif Faire Face Ensemble, qui répond à un vrai besoin.
- le développement de l’agroenvironnement
(Adaptation au changement climatique, maitrise de l’énergie, MAEC, politique de l’eau) Par exemple via notre politique de préservation des zones humides et des prairies du Val de Saône, en lien  avec la Chambre d’Agriculture, à travers le financement de Mesures Agro-Environnementales et Climatiques.
- l’action sur les territoires (Filières locales, aménagement foncier).

**Le Conseil départemental agit d’ores et déjà autour de 3 axes majeurs : l'accompagnement et la formation du personnel de cuisine à la préparation des produits frais, l'accompagnement des filières de production, et la valorisation des produits locaux « 100% Côte-d’Or » dans les collèges et ESMS :
Steak haché Charolais de Bourgogne en 2012 / Bœuf bourguignon 100 % local en 2013 / Volaille 100 % locale en 2014 / Le burger cœur de Côte-d’Or en 2015 / Fraise 100 % Côte-d’Or en 2016 / La filière porcine cette année.

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Julien
a publié le 28/10/2017 07:46
Il n'y a pas besoin de pratiquer le labour pourse convertir au bio, à ma connaissance. Le labour détruit les sols, rejette du carbone dans l'air, etc.

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