Inauguration de la restauration de la Chapelle Sainte Anne à Mont-Saint-Jean.

Inauguration de la restauration de la Chapelle Sainte Anne à Mont-Saint-Jean.

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 21320 Mont-Saint-Jean


16 décembre 2013

Les Montsaintjeannais aiment leur patrimoine, et ils en sont fiers. C’est pour cela qu'ils aiment le faire découvrir et surtout le protéger, le sauvegarder. Cet héritage qui s’est constitué au fil des siècles doit être transmis aux générations à venir.
De nombreux habitants et personnalités sont venues assister à l'inauguration de cette magnifique rénovation.

 

 

 

 

Discours de Monsieur MERCUZOT Patrick, maire de Mont-Saint-Jean...LIRE

Notre patrimoine est une source d’étonnement et d’émerveillement mais c’est aussi la mémoire de notre village.

 

Discours de Monsieur François Sauvadet, Président du Conseil Général de la Côte-d'Or...LIRE

Afin de préserver ce patrimoine et en tant que garant des solidarités territoriales dans le département, le Conseil Général se devait d’être à vos côtés pour la préservation de cet héritage.

 

 

 

 

Inauguration de la restauration de la Chapelle Sainte Anne à Mont-Saint-Jean.Discours de Monsieur MERCUZOT Patrick, maire de Mont-Saint-Jean.

Monsieur le Préfet vous nous faites un grand honneur d’inaugurer aujourd’hui les travaux de restauration de la Chapelle Ste Anne.

Je sais que vous connaissez déjà un peu Mont st Jean et que vous avez été séduit par son riche patrimoine : château, église, prieurale, chapelle, croix, puits, site archéologique etc…

Notre patrimoine est une source d’étonnement et d’émerveillement mais c’est aussi la mémoire de notre village.

Les monuments, les rues, les places, les édifices portent en eux non seulement le témoignage de l’histoire mais également l’empreinte des hommes et des femmes qui ont bâti Mont st Jean.

C’est donc avec une légitime émotion que nous nous retrouvons aujourd’hui auprès de cette chapelle Ste Anne qui fait partie d’un ensemble : l’hôpital appelé anciennement à tort léproserie.

Edifice du 12e siècle, il se compose d’une salle des femmes, d’une salle des hommes où il ne reste que les fondations et cette chapelle.

 

Propriété de la commune jusqu’à lors, le 8 janvier 1963 le Conseil Municipal demande l’autorisation de vente à Monsieur le Préfet dans ces termes « considérant la vétusté des bâtiments ainsi que leurs inutilités pour la commune » suite à une demande d’acquisition de la part de Mr Viol demeurant à Issy les Moulineaux pour la somme de 2 000 nouveaux francs.

Délibération accordée le 18 janvier de la même année.

Après avoir retiré des éléments intérieurs telle une statue de la vierge, Mr Viol revend l’ensemble à Mr et Mme NOYE, propriétaires de la maison voisine en juillet 1967.

Petit à petit Mr et Mme NOYE entreprennent la sauvegarde de l’édifice : par l’intermédiaire de l’Association Rempart, des étais sont mis en place. Des travaux de maçonnerie sont effectués et quelques années plus tard le toit en lave de la salle des femmes est démonté et remplacé par des tôles afin de protéger l’édifice.

 

Pendant ce temps les restes de la chapelle s’effondrent.

Parallèlement l’ensemble est classé Monument Historique le 22.10.1976.

Mais devant l’ampleur des travaux ces propriétaires ne peuvent assumer à eux seuls la restauration et se tournent vers l’Association des Amis de Mont st Jean. Association crée dans les années 1970 et dont le but était la sauvegarde du patrimoine communal.

 

En 1983, avec Mme BAUR à l’époque Présidente de l’Association, nous cherchons des moyens et des partenaires afin d’éviter la disparition à jamais de l’édifice.

Une seule solution en résulte, il faut que la commune en soit propriétaire afin d’obtenir les aides de l’Etat, de la Région, du Département etc…

Mme BAUR merci * : grâce à votre détermination vous avez su convaincre notre Conseil Municipal d’accepter en 1996 ce rachat ; vous avez donné l’espoir d’une renaissance à notre hôpital.

Pour le franc symbolique la vente est donc consentie par Mr Mme NOYE dans les seuls buts de la restauration, de la mise en valeur et l’animation de ce bâtiment.

Pendant l’hiver 2004/2005 nous restaurons la toiture en laves de la salle des femmes, ceci avec le concours de l’Etat, du Conseil Général et de l’Association des Amis de Mont st Jean.

Et nous sommes fiers d’obtenir le 4e prix des rubans du patrimoine, décerné par le Conseil Régional de Bourgogne et doté de 1500 €.

Le temps à passé, la toiture de la chapelle étant tombée, les murs se dégradent érodés par les intempéries.

Sur mon initiative, avec l’aide du service cantonal et de Serge notre employé communal, nous maçonnons et ajustons une toiture provisoire faite de tôles de récupération : dernière limite avant l’écroulement.

Françoise, notre secrétaire de Mairie est passionnée par ce dossier et je la remercie d’y avoir consacré beaucoup de son temps : une demande est donc déposée à la DRAC et au Conseil Général pour le financement de la restauration et grâce aux bons conseils de Mr Jacquet de la DRAC, notre dossier abouti.

Les subventions sont accordées, les projets déposés, les appels d’offres lancés ;

les architectes sont choisis : atelier CORREIA à Saulieu et GRIMA à Paris,

les entreprises retenues :

BAUDOT à Semarey pour la maçonnerie et la charpente,

ROTONDO à Verrey sous Salmaise pour la couverture en laves,

CHAINEAUX à Mâlain pour la menuiserie,

WEINLING à St Appollinaire pour les vitraux.

Les travaux se déroulent sous l’œil vigilant d’Olivier CURT, architecte des Bâtiments de France et ceci en concordance avec les phases de fouilles conduites avec les Amis de Mont st Jean.

Je tiens à féliciter les entreprises pour la qualité de leur travail et leur patience quelques fois, pour leur savoir faire, pour leur travail d’artiste.

Le montant total des travaux s’est établi à 137 000 € TTC.

 

Au nom de Mont st Jean, je remercie nos partenaires financiers :

L’Etat à travers à la Direction Régionale des Affaires Culturelles pour 49 600 €

Le Conseil Général de Côte d’Or pour 24 800 €

 

Aujourd’hui, je veux mettre en exergue l’Association des Amis de Mont st Jean qui cette année encore nous fait don de près de 40 000 € pour la restauration du patrimoine communal : fontaine – puits – lavoir – mur de Glanot et cet édifice.

A sa création, l’Association a eu des difficultés d’intégration. Il est vrai que dans les années 60-70, il paraissait superficiel dans nos petits villages de s’occuper de vieilles pierres, mais depuis chacun à pris conscience de ces richesses et cette Association qui fonctionne en parfait binôme avec la commune permet non seulement de sauvegarder mais de faire découvrir ce patrimoine.

Cette harmonie avec l’Association concrétisée déjà cette année par le prêt d’un local, le sera encore plus tout à l’heure avec la signature de Monsieur le Préfet, d’une convention de mise à disposition permanente pour ce site afin d’en favoriser la connaissance, l’illustration, la sauvegarde et l’entretien de ce patrimoine culturel, historique et archéologique de la commune.

 

Trente ans d’efforts et de persévérance mais ne dit on pas «  quand on aime on ne compte pas » et nous habitants de Mont st Jean aimons notre village. Oui – j’ai plaisir à le dire – à Mont st Jean nous aimons notre patrimoine, nous en sommes fiers. C’est pour cela que nous aimons le faire découvrir et surtout que nous voulons le protéger, le sauvegarder.   

 

Merci à tous.

 

Mont saint jeanMont saint jean

 

 

 

 Mont saint JeanDiscours de Monsieur François Sauvadet, Président du Conseil Général de la Côte-d'Or.

 

C’est avec une profonde émotion et une joie sincère que je participe aujourd’hui à cette inauguration des travaux de restauration de cette chapelle Sainte Anne sise dans l’ancien hôpital Mont Saint Jean.

Sainte Anne est, dans la tradition catholique, la mère de la Vierge Marie.

De ce vieil hôpital qui date du XIIème siècle, donné à la population au XVIIIème, il ne reste malheureusement plus que la salle des pauvres et la chapelle.

Pour autant je sais, Monsieur le Maire, que la municipalité, aidée par l’association des amis de Mont-Saint-Jean, que je veux féliciter pour son dynamisme et son engagement, veille attentivement à ce que ce patrimoine soit préservé.

L'hôpital date du XIIè siècle environ et à fonctionné jusqu'à la fin du XVIIIè siècle. Il est le plus ancien connu en France.

Il était ce que l'on appelait au Moyen Age, une "Maison Dieu", lieu de halte et de repos pour les pèlerins et les voyageurs se rendant à Saint Jacques de Compostelle et autres pèlerinages.

L'hôpital appartenait à l'ordre de Saint-Augustin fondé en 1188 et dépendait du prieuré de Nailly, proche de Flavigny sur Ozerain.

Cet hôpital fut cédé aux habitants de Mont saint Jean. Au XVIIIè siécle, il servait d'asile pour les pauvres qui vivaient de la charité publique.

Composé de trois pièces, il ne reste aujourd'hui que la chapelle et la salle des pauvres dite salle des femmes.

Cette « Maison de Dieu » comme on appelait au Moyen-Age les lieux de repos pour les pèlerins et voyageurs, devenue un asile pour les pauvres par la suite, est, à mon sens, un beau symbole de la tradition d’accueil et de solidarité de l’Auxois.

Je note d’ailleurs que le mot hôpital est à prendre ici dans son sens étymologique, à l’instar d’Hôtellerie ou Hôte, du mot latin « hospes » ou « hôte ».

Or l’église ou la chapelle revêtait, dans ces circonstances une importance essentielle car le repos du corps ne pouvait se concevoir indépendamment du repos de l’âme.

Il est d’ailleurs fait état du décès de certains pèlerins sur cette vielle voie gallo-romaine qui reliait AUTUN à ALISE-SAINTE-REINE.

 

Plan de financement, coût total : 114 600 € HT

Conseil Général : 24 801 € (21,6%)
DRAC : 49 602 (43,3%)

Afin de préserver ce patrimoine et en tant que garant des solidarités territoriales dans le département, le Conseil Général se devait d’être à vos côtés pour la préservation de cet héritage.
Les travaux réalisés auront ainsi permis de rendre à la chapelle un peu de son lustre d’antan avec :
- la réfection des toitures en lave
- la réfection des enduits
- la dépose et repose de dallage
- la réfection des portes et fenêtres en menuiserie
- le posé de vitraux

Nous revenons de loin car cette chapelle était quasiment en ruine à la fin des années 1970 et après plusieurs travaux de sauvegarde entamés dès 1989, c’est aujourd’hui c’est à une admirable renaissance que nous assistons et je veux féliciter les artisans pour la qualité du travail accompli :

Entreprise Baudot à SEMAREY pour la maçonnerie,
Entreprise ROTONDEAU, à VERREY-S/SALMAISE pour la toiture en lave,
Entreprise WEINLING, de St APOLLINAIRE pour les vitraux,
Entreprise CHAINOT, de MALAIN, pour la menuiserie,
M. CREPET de VANDENESSE-En-AUXOIS, pour l’électricité,

MM. les architectes CORREIA (LIERNAIS) et GRIMA (PARIS).

Je vous en félicite doublement car vous conservez ainsi des savoir-faire artisanaux aussi rares que précieux et vous perpétuez des gestes ancestraux indispensables à la préservation de ces trésors patrimoniaux.


Je veux également remercier les services de la DRAC d’avoir su conseiller et accompagner de la meilleure manière qui soit l’ensemble de ce projet.

 

Il peut paraître surprenant que, dans une nation laïque comme la nôtre, l’église d’une ou plusieurs communes, et les œuvres d’art qui la composent, soient autant pour ceux qui croient que pour ceux qui ne croient pas, un tel point d’ancrage de l’identité du territoire.

Pour autant, au même titre que les édifices urbains, le patrimoine communal religieux participe de l’âme de nos territoires et de nos « petites patries » communales.

On peut d’ailleurs affirmer que MONT-SAINT-JEAN a 1001 merveilles à faire découvrir au visiteur de passage :
- son patrimoine militaire avec le château,
- son patrimoine religieux avec l'église, le prieuré de Glanot et les nombreuses croix,
- son patrimoine civil avec les nombreuses maisons anciennes, les pigeonniers, l’hôpital, la Grange du Mont ou le manoir de Gincey,

Vous avez la garde des plus beaux vestiges de l’Auxois médiéval a tel point que l’on croirait que le temps s’est arrêté et que la forteresse veille toujours sur le "Bon Pays d'Auxois" et surveille le "Morvan" granitique qui lui fait face.
« Nous n'aurons de chance d'être nous-mêmes que si nous ne répudions aucune part de l'héritage ancestral. » disait Jean PRICE-MARS (médecin, homme d'État, philosophe, et écrivain haïtien).

C’est tout le sens de l’action que mène le Conseil Général au travers du soutien qu’il apporte à la restauration et à l’entretien du patrimoine bâti ou au « petit patrimoine communal ».

Ils incarnent cet héritage intemporel que nous avons reçu des hommes et des siècles.

 

Le caractère unique de la Côte-d’Or, n’est pas le fait des seuls monuments ou édifices remarquables : il est un tout où chaque édifice majestueux ou discret a sa place propre.

Ils sont notre héritage et un héritage oblige celui qui le reçoit.

C’est pour cette raison que nous sommes si attachés à la préservation et la restauration de notre patrimoine

Pour 2013 :
Edifices culturels communaux non protégés : 203 280 €
Monuments historiques protégés : 527 141 €
Objets mobiliers protégés : 1 043 €
Patrimoine rural non protégé : 18 637 €
Total : 750 101 €

 

Nous soutenons également la Fondation du Patrimoine, partenaire de ce projet, et avec laquelle j’ai eu le plaisir de remettre les labels récemment et de tenir une conférence de presse pour la préservation du patrimoine sur le vignoble de Côte-d’Or.

Cette politique s’inscrit plus largement dans une politique de soutien aux territoires et à leur dynamisme.

C’est, par exemple, ce que nous avons mis en œuvre avec les Contrats AmbitionS Côte-d’Or que nous avons passés avec la communauté de communes de l’Auxois-Sud le 17 octobre 2011.

Montant des sommes contractualisées : 3,05 M€
Taux d’exécution aujourd’hui : 488 066 € soit 16%

 

Le Conseil Général croit aux potentiels que savent révéler ces territoires, et veux les aider à s’exprimer.

Mais ce potentiel est aujourd’hui menacé.

La vie municipale et départementale s’organisait autour d’acteurs identifiés par tous, la commune et le canton, devenus, depuis la révolution française, des bassins de vie.

La réforme à l’œuvre aujourd’hui vient casser cet équilibre que le temps avait consacré et consolidé en sacrifiant les territoires ruraux sur l’autel du tout-urbain.

Parallèlement, on tend à nous priver des outils et des moyens financiers pour assurer la mission qui nous est confiée : de préserver, développer la qualité de vie dans les territoires et encourager leur dynamisme.

Pour autant ce n’est pas le sujet du jour et je veux rester sur cette beauté des siècles passées, remarquablement restaurée, sur cette permanence qui nous invite à rester dans l’espérance.

 

 

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