Entre Etat, Métropole et Région, le département est-il en danger ?

06 juillet 2017

Le 5 juillet, plus de 500 maires ont répondu présent à l'invitation annuelle de François Sauvadet, Président du Conseil Départemental de Côte-d’Or, au Clos Vougeot. Un passage en revue de ce qui va changer avec la création de Dijon Métropole, le discours général du Premier Ministre Edouard Philippe, et la poursuite de la réforme territoriale. Une position « inquiète mais déterminée » pour le président du département qui a tenu à rappeler l’importance du Conseil Départemental auprès des maires, notamment, des communes rurales.

« Pas de grand soir » pour François Sauvadet avec la création de Dijon Métropole mais un « effet dévastateur » de la politique générale annoncée par le gouvernement Macron sur le financement des départements. Voilà comment résumer cette journée de rencontre entre 500 maires, le président du département et l’inquiétude qui se manifeste : « Nous avons eu coup sur coup la réforme des cantons, les nouvelles intercommunalités, la loi MAPTAM, la loi NOTRé et le choc des réductions drastiques de dotations d’Etat qui risquent bien de se poursuivre si j’en crois le discours du Premier Ministre ». Une succession de réformes qui ont fait perdre au département près de 28 millions d’euros sur un budget global de 557M€.

 

L’investissement en danger

Si François Sauvadet se réjouit du report de la réforme de la Taxe d’Habitation, il n’en est pas de même en ce qui concerne les efforts annoncés sur les communes et les départements : « une réglementation complexe parfois illisible, des responsabilités nouvelles et en même temps des contraintes financières qui ne cessent de s’alourdir (…) on voit bien que l’impact de tout cela sera sur l’investissement qui est pourtant moteur de la croissance, d’activité et d’emploi dans nos territoires ». Un nouvel effort qui amènera inéluctablement em département à revoir le champs de ses interventions et ses investissements, aujourd’hui maintenus à 70M€ par an mais en danger : « Une nouvelle baisse des dotations de l’État ne nous permettra pas de continuer sur le même montant d’investissement ».

 

Quelles priorités pour le département ?

Parmi les grands chantiers, le Très Haut Débit, 220M€ d’investissement dont la moitié à la charge du département. Les collèges pour lesquels François Sauvadet assure qu’ils resteront de la compétence du département, mais aussi les routes et le versement des prestations légales l’APA « y compris dans la métropole ».. Enfin, le conseil départemental devra transférer à la Région au moins 3 des 8 compétences obligatoires. Une discussion que devront entamer les deux parties et trouver un accord avant le 31 décembre 2018 faute de quoi la décision reviendra au préfet. Un accord que François Sauvadet souhaite rapide pour que les maires et les acteurs concernés puissent identifier leur interlocuteur, tout en restant attentif.. Pour exemple, le transfert de la compétence transport scolaire au 1er septembre prochain : « La présidente a pris des engagements et je ne cesserai de lui rappeler ces deux sujets que sont le maintien de la gratuité des transports scolaires et le gel de la participation des communes ».

 

 

conseil_departemental_de_la_cote_dor_reunion des mairesConseil Départemental de la Côte-d'Or. La réunion des maires au Clos Vougeotconseil_departemental_de_la_cote_dor_reunion des mairesConseil Départemental de la Côte-d'Or. La réunion des maires au Clos Vougeot

Présentation du bilan des 80 ans de la route des grands crus en image par Marie-Claire BONNET-VALLET, présidente de Côte-d’Or Tourisme et vice-présidente du Conseil Départemental, ainsi que par Pascale LAMBERT, directrice de Côte-d’Or Tourisme, avec Olivier MELIAND, directeur de la communication du Conseil Départemental

Conseil Départemental de la Côte-d'Or. La réunion des maires au Clos VougeotConseil Départemental de la Côte-d'Or. La réunion des maires au Clos VougeotConseil Départemental de la Côte-d'Or. La réunion des maires au Clos VougeotConseil Départemental de la Côte-d'Or. La réunion des maires au Clos Vougeotconseil_departemental_de_la_cote_dor_reunion des mairesconseil_departemental_de_la_cote_dor_reunion des mairesconseil_departemental_de_la_cote_dor_reunion des mairesconseil_departemental_de_la_cote_dor_reunion des mairesconseil_departemental_de_la_cote_dor_reunion des mairesconseil_departemental_de_la_cote_dor_reunion des mairesconseil_departemental_de_la_cote_dor_reunion des mairesConseil Départemental de la Côte-d'Or. La réunion des maires au Clos VougeotConseil Départemental de la Côte-d'Or. La réunion des maires au Clos VougeotConseil Départemental de la Côte-d'Or. La réunion des maires au Clos VougeotConseil Départemental de la Côte-d'Or. La réunion des maires au Clos VougeotConseil Départemental de la Côte-d'Or. La réunion des maires au Clos VougeotConseil Départemental de la Côte-d'Or. La réunion des maires au Clos VougeotConseil Départemental de la Côte-d'Or. La réunion des maires au Clos VougeotConseil Départemental de la Côte-d'Or. La réunion des maires au Clos VougeotConseil Départemental de la Côte-d'Or. La réunion des maires au Clos VougeotConseil Départemental de la Côte-d'Or. La réunion des maires au Clos VougeotConseil Départemental de la Côte-d'Or. La réunion des maires au Clos VougeotConseil Départemental de la Côte-d'Or. La réunion des maires au Clos VougeotConseil Départemental de la Côte-d'Or. La réunion des maires au Clos VougeotConseil Départemental de la Côte-d'Or. La réunion des maires au Clos VougeotConseil Départemental de la Côte-d'Or. La réunion des maires au Clos VougeotConseil Départemental de la Côte-d'Or. La réunion des maires au Clos VougeotConseil Départemental de la Côte-d'Or. La réunion des maires au Clos VougeotConseil Départemental de la Côte-d'Or. La réunion des maires au Clos VougeotConseil Départemental de la Côte-d'Or. La réunion des maires au Clos VougeotConseil Départemental de la Côte-d'Or. La réunion des maires au Clos VougeotConseil Départemental de la Côte-d'Or. La réunion des maires au Clos VougeotConseil Départemental de la Côte-d'Or. La réunion des maires au Clos VougeotConseil Départemental de la Côte-d'Or. La réunion des maires au Clos VougeotConseil Départemental de la Côte-d'Or. La réunion des maires au Clos VougeotConseil Départemental de la Côte-d'Or. La réunion des maires au Clos VougeotConseil Départemental de la Côte-d'Or. La réunion des maires au Clos VougeotConseil Départemental de la Côte-d'Or. La réunion des maires au Clos VougeotConseil Départemental de la Côte-d'Or. La réunion des maires au Clos VougeotConseil Départemental de la Côte-d'Or. La réunion des maires au Clos VougeotConseil Départemental de la Côte-d'Or. La réunion des maires au Clos VougeotConseil Départemental de la Côte-d'Or. La réunion des maires au Clos VougeotConseil Départemental de la Côte-d'Or. La réunion des maires au Clos VougeotConseil Départemental de la Côte-d'Or. La réunion des maires au Clos VougeotConseil Départemental de la Côte-d'Or. La réunion des maires au Clos VougeotConseil Départemental de la Côte-d'Or. La réunion des maires au Clos VougeotConseil Départemental de la Côte-d'Or. La réunion des maires au Clos VougeotConseil Départemental de la Côte-d'Or. La réunion des maires au Clos VougeotConseil Départemental de la Côte-d'Or. La réunion des maires au Clos VougeotConseil Départemental de la Côte-d'Or. La réunion des maires au Clos VougeotConseil Départemental de la Côte-d'Or. La réunion des maires au Clos Vougeot

 

François Sauvadet, président du Conseil départemental de Côte-d’Or

Discours de M. François SAUVADET
Président du Conseil Départemental de la Côte-d’Or
Grand Salon d’Honneur - Salon Renaissance



"Je suis très heureux de vous accueillir aujourd’hui, dans ce magnifique site du Château du Clos de Vougeot, au cœur des plus grands vignobles français, sur la Route des Grands Crus de Bourgogne, qui fête cette année ses 80 ans.

Mes premiers mots seront pour m’associer à l’hommage rendu à Simone Veil, une femme d’exception, que j’ai eu l’occasion de côtoyer avec son mari, Antoine Veil.

Je me réjouis de les voir entrer tous deux au Panthéon.

Vous le savez, c’est une rencontre annuelle, de travail, d’échange, avec vous tous, qui constituez le premier maillon de la République, au plus proche de nos compatriotes.

Cette rencontre annuelle est d’autant plus nécessaire que nous vivons des évolutions profondes, voulues ou subies, chacun choisira, et qui impactent directement les responsabilités qui sont les nôtres.

On a eu coup sur coup :

- la réforme des cantons

- les nouvelles intercommunalités

- la loi MAPTAM

- la loi NOTRé

- le choc des réductions drastiques de dotations d’Etat, qui risquent bien de se poursuivre, si j’en juge le discours de politique générale du Premier ministre [Edouard Philippe n’a rien précisé, mais le candidat Emmanuel Macron avait annoncé un rabot de 10 Mds € sur les dépenses des collectivités].

Cela veut dire, pour nous, un effort du même type que celui que l’on a connu.

Pour ce qui concerne les Départements, cela risque d’avoir des effets dévastateurs, si cette ponction est de même nature que les précédentes : on a perdu 28 M € de ressources de l’Etat sur un budget de 557 M €. Pour vous donner un ordre d’idée : un point de fiscalité supplémentaire, c’est 1 M €, donc vous voyez l’enjeu.

Pour ce qui est des compétences, vous le savez :

- les transports inter-cités TRANSCO ont été transférés à la Région au 1er janvier,

- les transports scolaires le seront au 1er septembre.

C’est un transfert financier de 30 M € que nous allons verser chaque année à la Région pour assurer les services, avec une question lancinante, celle de savoir les conditions tarifaires qui concernent bien sûr les parents et aussi les groupements de communes, puisque la contribution que nous demandions aux communes était de 190 € par élève de maternelle et de primaire pour un coup moyen d’un peu plus de 1 200 € par élève transporté.

La présidente de Région a pourtant pris des engagements sur le maintien de la gratuité.

Donc je ne cesserai de lui rappeler ces 2 sujets :

- le maintien de la gratuité des transports scolaires

- le gel de la participation des communes.

Aujourd’hui, je n’ai pas de réponse de la Région.

Pour ce qui est de nos aides à l’agriculture, nous avons une convention transitoire jusqu’au 1er septembre : on ne peut plus apporter d’aides individuelles, mais tout ce que la loi nous permettra de poursuivre, nous le ferons.

En tout cas, je vous confirme que j’ai la ferme intention de conserver le laboratoire départemental dans toutes ses missions.

Pour tout ce qui est de l’action économique, c’est désormais la compétence de la Région, sauf pour l’immobilier porté par les communautés de communes pour lesquelles le Département pourra toujours agir.

Nous avons devant nous un débat sur la métropole.

J’ai réuni les maires pour évoquer ce sujet avec eux.

Il ne s’agit pas d’un grand soir ou d’un grand matin.

Nous conserverons (la loi le prévoit), nos 23 collèges qui sont dans la métropole [19 publics et 4 privés]

Autre certitude fixé par la loi : les routes départementales à transférer, soit 164 kilomètres.

Pour le reste, il y a au moins 3 compétences à transférer parmi les 8 transférables, qui ne sont pas d’une portée de nature à remettre notre action en direction de la métropole. Il s’agit notamment du Fonds d’Aide aux jeunes, du Fonds de Solidarité Logement, de la Prévention Spécialisée et d’une partie des routes. Mais nous conservons le versement de toutes les prestations légales dans toutes les prestations (APA, PCH, RSA) dans tout le Département, y compris dans la métropole.

On garde aussi la politique de l’habitat et Orvitis restera le bras armé du Département en matière de logement, cher François-Xavier DUGOURD.

Les discussions vont commencer.

Je souhaite que cela aille le plus vite possible, comme nous l’avons fait avec la Région, pour que les maires et les acteurs concernés sachent qui sont les interlocuteurs.

Le Directeur Général évoquera le sujet plus en détail.

Nous avons jusqu’au 31 décembre 2018 pour trouver un accord.

S’il n’y a pas d’accord, il appartiendra au préfet de faire ses propositions.

En dépit de ce que l’on peut dire ici ou là, je suis confiant sur l’issue, avec pour préoccupation, l’efficacité publique et l’intérêt général et je n’ignore pas les difficultés que vous pouvez rencontrer, vous les maires, dans cette attente.

Je n’ignore rien des difficultés devant lesquelles les communes et les intercommunalités sont placées.

En cela, le président de l’Association des Maires de Côte-d’Or, Ludovic ROCHETTE, ne me démentira pas : une réglementation complexe et parfois illisible, des responsabilités nouvelles et en même temps des contraintes financières qui ne cessent de s’alourdir.

Un exemple récent : le rapport de la Cour des Comptes pointe 8 milliards d’euros de dépenses publiques non financées. Ce rapport, qui suggère que les efforts demandés aux communes, départements et régions soient poursuivis, n’est pas de nature à me rassurer. Et les perspectives de rétablissement des comptes publics annoncées par le Premier ministre me laissent à penser que nous aurons de nouvelles baisses de dotations alors que les attentes sont loin d’être satisfaites.

Il y a au moins une bonne nouvelle, c’est le report de la réforme de la taxe d’habitation.

Il y a aussi la question du versement du « FPIC », le Fonds national de péréquation de ressources intercommunales et communales.

Ce fonds était gelé en 2017 : il faut que le gel soit maintenu, sans quoi ce prélèvement qui ciblera le bloc communal sera intenable. En tout cas, on voit bien que l’impact de tout cela sera sur l’investissement, qui est pourtant un moteur de croissance, d’activité et d’emploi dans nos territoires.

Le FPIC

Le Fonds national de péréquation de ressources intercommunales et communales est un dispositif de péréquation horizontale, entre les intercos de France.

C’est un dispositif qui peut se révéler assez injuste, malgré quelques correctifs. En effet, le calcul de la contribution de chaque ComCom est assis sur le potentiel financier de l’ensemble d’une ComCom, quelles que soient les disparités de potentiel entre les communes membres de cette ComCom.

De plus, l’indice de répartition utilisé pour le calcul repose à la fois sur le montant des charges des intercos et sur leur potentiel financier, ce qui a pour effet de pénaliser les communes les plus vertueuses, en les obligeant à contribuer davantage que les autres (même principe que pour les DMTO).

Rappel sur la baisse des dotations et ses effets sur les communes (source AMF 21)

2008-2011 : suppression progressive de l’indexation des dotations sur l’inflation et une partie de la croissance

2011 : gel des dotations

2014 : diminution de 1,5 milliard €, dont 56 % pour le bloc communal

2015 : diminution de 3,7 milliards € idem

2016 : diminution de 3,7 milliards € idem

2017 : diminution de 2,6 milliards €, dont 40 % pour le bloc communal (car réduction décidée d’1 milliard pour le bloc communal)

Au total : prélèvement de 6 milliards en 4 ans sur les dotations du bloc communal, montant global en baisse de près de 30 % ! Près de 15 milliards de perte cumulée.

En France

Le secteur local représente moins de 20 % de la dépense publique et 9,5 % de la dette publique. Or, il a porté 22 % de l’effort demandé.

Plus de 60 % des investissements publics locaux sont réalisés par le seul bloc communal.

Une baisse de 10 % des dépenses d’équipement des collectivités = 0,2 point de croissance en moins.

En Côte-d’Or

En 2015 et en 2016, la baisse des dotations a été globalement comprise entre 10 et 20 %, par rapport aux dotations de 2014. Manque à gagner global d’environ 60 millions d’euros.

- La baisse des dotations aux collectivités territoriales a rapporté à l’État, entre 2013 et 2017, 9,4 milliards d’euros (soit plus que la réduction globale des dépenses publiques = 7 milliards, puisque les dépenses propres de l’État ont augmenté, dans le même temps, de 2,5 milliards). C’est une contribution des collectivités territoriales disproportionnée.

- Nouveaux efforts impossibles sans toucher aux services rendus : les marges de manœuvre en fonctionnement sont quasi-nulles pour une immense majorité des communes et des intercommunalités.

- Prétendue dérive des finances locales = une contre-vérité surtout en comparaison avec la trajectoire des finances de l’État (sur 20 ans, les collectivités territoriales n’ont eu que neuf années de déficit sans jamais dépasser 0,5 % du PIB, quand l’État a aligné 20 budgets déficitaires d’affilée).

Et nous, nous sommes en train de travailler, au Département, sur les perspectives financières.

Un nouvel effort qui nous sera demandé nous conduira inévitablement à revoir le périmètre de nos interventions et le volume d’investissement annuel.

Car nous avons fait des efforts de gestion considérables pour rester à un trend de 70 M € d’investissement annuel, sans toucher à la présence territoriale de nos service.

Aucun collège n’a fermé, aucun centre routier, cela vaut aussi pour les accueils solidarité famille.

Donc je dis aujourd’hui : attention.

On est à une croisée de chemin.

Je sais la responsabilité qui est la nôtre.

Nous sommes devenus le 1er interlocuteur des intercommunalités et des communes.

Mais je redis qu’une nouvelle baisse des dotations d’Etat ne nous permettra pas de continuer sur le même trend d’investissement.

Parce que dans le même temps, nous avons pris en main le déploiement du très haut débit dans le département, hors zone AMII.

C’est un investissement d’avenir incontournable si l’on veut permettre à toute la Côte-d’Or d’entrer dans le XXIè siècle.

On fera un point sur ce dossier dans un instant.

C’est un investissement d’un total de 220 M € dont plus de la moitié est à la charge des Départements.

Et heureusement que nous avons pris le manche, parce que qui l’aurait pris à notre place ?

Donc sur le très haut débit, là aussi, nous avons fait un choix de l’aménagement du territoire, parce que nous avons commencé par les communes les moins bien desservies.

Nous avons déroulé des centaines de kilomètres de fibre.

En 2 ans, nous avons construit 165 centraux et desservi pas loin de 200 communes.

Les dernières mises en service auront lieu en 2018, c’est-à-dire l’an prochain.

Dès cet automne, priorité sera donnée aux secteurs les plus carencés, avec l’arrivée de la « fibre à la maison et au bureau » :

-          Sur la plaque d’Is-sur-Tille,

-          Sur le Montbardois-Châtillonnais.

C’est 114 communes.

Et en 2019, ce seront 240 communes supplémentaires.

Les appels d’offre sont lancés.

D’ici 2 ans, 2020-2021, tous les habitants de Côte-d’Or, hors zone AMII, auront accès à au moins 8 Mb/s, c’est-à-dire au triple play (internet-téléphone-télévision).

Deuxième sujet : les routes.

Je sais que cela vous préoccupe, et nous aussi.

Nous avons fait un effort sans précédent cette année : avec 36 M € d'investissements pour notre programme annuel voirie, soit 5 M € de plus que l’an dernier.

C’est l'un des premiers postes budgétaires du Conseil Départemental.

On va terminer le contournement de Beaune, celui de Mirebeau et puis, je n’oublie pas les 5 M € pour l’entretien de la voirie communale, qui je sais, est très apprécié.

Je le redis, nous sommes l’un des derniers départements à prendre en charge cette action.

Bien sûr, l’entretien de la voirie est indissociable de la sécurité, qui reste notre priorité numéro 1.

[Puisque j’évoque les routes et la mobilité, je remercie les communes qui ont fait voter un vœu appelant au maintien de la gratuité des transports scolaires].

Sur les nouvelles générations de contrat, vous le savez, le principe est qu’il faut avoir terminé la première génération des contrats AmbitionS Côte-d’Or pour pouvoir ouvrir une nouvelle contractualisation sur les prochaines années.

J’ai souhaité que les anciens chefs-lieux de cantons, comme les nouveaux, puissent avoir accès aux contrats, car ce n’est pas parce les communes d’appui ont perdu leur titre de « chefs-lieux » qu’elles ont perdu leur rôle structurant.

Ces contrats avancent à bon rythme.

Déjà 13 contrats « Cap 100 % Côte-d'Or » ont été contractualisés depuis 2016.

J’observe que les 2 générations de contrats ont trouvé une bonne articulation et le contrat reste une formule rassurante et engageante, puisque cela vous garantit les financements sur des projets de territoire structurants.

Liste  des 13 collectivités ayant passé des contrats CAP 100 % :

- Commune d’Arnay-le-Duc

- Commune de Grancey-le-Château-Neuvelle

- Commune de Ladoix-Serrigny

- Commune de Mirebeau-sur-Bèze

- ComCom du Pays d’Arnay-le-Duc (avant fusion)

- ComCom de Gevrey-Chambertin (avant fusion)

- ComCom de Nuits-Saint-Georges (avant fusion)

- ComCom du Sinémurien (avant fusion)

- ComCom du canton de Pontailler-sur-Saône (avant fusion)

- Commune d’Auxonne

- Commune de Vénarey Les-Laumes

- ComCom Pays d’Alésia et de la Seine

- Commune de Pontailler-sur-Saône

Je réunirais prochainement les présidents de Communautés de Communes, afin de faire le point sur leur besoin en matière d’ingénierie.

Je souhaite renforcer le rôle de la Mission Conseil et Assistance : je veux saluer le travail que réalise la MiCA.

J’ai tenu à ce que le service soit gratuit et cette gratuité, qui n’est pas le cas partout, illustre notre volonté de nous trouver aux côtés des communes.

Face aux nouvelles compétences que vont avoir les EPCI, la MiCA sera en capacité de vous aider : je souhaite à cet égard que l’on clarifie les conditions d’application des lois NOTRé, GEMAPI, MAPTAM, car tout cela est éminemment compliqué.

Nous avons d’ailleurs émis des vœux en ce sens.

Rappel : vœux adoptés lors de la session départementale du 26 juin 2017

Vœu appelant à une clarification sur l’application de la loi NOTRé déposé par le Groupe Majorité Départementale

M. Dominique GIRARD

Unanimité

Vœu relatif à l’inscription des communes de Côte-d’Or en zones de revitalisation rurale déposé par le Groupe Majorité Départementale

M. Charles BARRIERE

Unanimité

Vœu relatif aux retards du versement des fonds européens destinés aux exploitations agricoles par l’Agence de Services et de Paiements (ASP) déposé par le Groupe Majorité Départementale

M. Marc FROT

Unanimité

Vœu relatif aux nouvelles modalités de collecte de la taxe de séjour déposé par le Groupe Majorité Départementale

Mme Marie-Claire BONNET-VALLET

Unanimité

Vœu demandant l’intégration au PRDA régional d’un programme d’aides aux dispositifs de stockage des eaux pluviales pour les exploitations agricoles déposé par le Groupe Majorité Départementale

Mme Anne PARENT

Vœu modifié
Unanimité

Vœu relatif à la réouverture de la voie ferrée capillaire Epoisses – Venarey Les-Laumes déposé par le Groupe Majorité Départementale

M. Denis THOMAS

Unanimité
Les FDP ne prenant pas part au vote

Vœu relatif au semi-échangeur de l’A 39 : la Région doit assumer ses responsabilités, déposé par le Groupe Majorité Départementale

M. Vincent DANCOURT

Unanimité
Les FDP ne prenant pas part au vote

Vœu appelant à une pause dans les réformes territoriales déposé par le Groupe Majorité Départementale

Mme Catherine LOUIS

Unanimité
Les FDP ne prenant pas part au vote

 

Un dernier mot : Futurs 21.

On est face à des mutations et des défis considérables et je crois que nous avons, dans tout le Département, une formidable carte à jouer face à la révolution numérique, digitale, qui transforme et va transformer tous les métiers, toutes les filières.

Cela vaut pour la télé-médecine, le télé-travail, le maintien à domicile des personnes âgées, l’habitat, la domotique.

Et puis parallèlement, on constate une aspiration de beaucoup de nos compatriotes à la qualité de vie.

On le voit avec le développement de la première périphérie urbaine, voire de la seconde (infrastructures).

Tout cela va singulièrement changer la donne.

Et c’est la raison pour laquelle nous avons engagé le Département dans une démarche, celle de Futurs 21, c’est-à-dire d’être au rendez-vous des nouveaux modes de vie et modes de travail de demain.

21, comme XXIè siècle.

21, comme la Côte-d’Or.

D’ores-et-déjà, nos partenaires (chefs d’entreprises, chercheurs, universitaires) nous ont fait part de leur souhait d’être acteurs à part entière.

En gros, l’idée est que, plutôt que de subir notre avenir, l’idée est de l’imaginer ensemble.

Parmi les premières étapes, EDF va s’engager directement avec nous.

Orvitis, en matière de logement, aura un appartement témoin, avec toutes les possibilités offertes par la domotique, en lien avec la question du vieillissement et du maintien à domicile.

Nous aurons aussi une maison témoin, maison test.

Orange est aussi prêt à travailler avec nous sur les nouveaux usages.

Ce processus est engagé et la Côte-d’Or souhaite devenir la terre de l’innovation territoriale : utiliser nos atouts (économiques, industriels, architecturaux, patrimoniaux, naturels) et les mettre en mouvement, pour les inscrire dans un même projet.

Nous allons, nous, Conseil Départemental, acheter nous-mêmes des terres pour y installer des maraîchers."

 

 

 

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