Dijon, architecture et archi-culturelle !

Dijon, architecture et archi-culturelle !

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29 mars 2017

Loin de se résumer à son exceptionnel patrimoine bâti, Dijon est aussi une lieu de rencontres entre cet héritage historique et des propositions architecturales contemporaines, une conversation permanente qui façonne la cité. Choix politiques autant qu’esthétiques, ces bâtiments sont présentés jusqu’au 6 novembre au Musée de la vie bourguignonne dans le cadre de l’exposition Dijon Archi/Culture ! qui ambitionne d’offrir un regard neuf sur 14 « édifices de la culture et du savoir ».

L’architecture rendue aux citoyens : telle pourrait être le sous-titre de l’exposition Dijon Archi/Culture ! dont la scénographie et les dispositifs permettent à tous (y compris aux enfants) de découvrir de l’intérieur le processus qui, des désirs du maître d’ouvrage au croquis de l’architecte, aboutit à la construction d’un nouveau pan d’histoire patrimoniale d’une ville ; un défi particulièrement excitant lorsque ces créations contemporaines doivent s’insérer dans un dialogue harmonieux avec un héritage bâti aussi prestigieux et protégé que celui de Dijon.

David Liot, directeur des musées et du patrimoine de Dijon et commissaire général de l’exposition (1) a choisi de mettre en valeur 14 projets architecturaux menés ces 20 dernières années dans les domaines de l’éducation et du savoir : Auditorium, la Cité internationale de la Gastronomie et du Vin, Le Consortium, Drac, Latitude 21 (maison de l’environnement), Maison de l’Université, Maison des architectes de Bourgogne, Maison des sciences de l’homme, Médiathèque Champollion,  La Minoterie, Musée des Beaux-Arts, Rectorat, La Vapeur, Zénith. C’est aussi l’occasion de mettre en valeur des architectes à l’aura internationale qui ont oeuvré sur Dijon : Shigeru Ban, lauréat du Pritzker Price (le « Nobel » des architectes), Patrick Berger et Rudy Ricciotti (lauréats du Grand Prix national de l’architecture), Bernard Quinot (lauréat de l’Equerre d’argent) ou Yves Lion (rand Prix de l’urbanisme, deux fois lauréat de l’Equerre d’argent).

 

 Dijon, architecture et archi-culturelle !

Sous les voûtes cisterciennes du Musée de la vie bourguignonne, David Liot (commissaire général de l’exposition), Christine Martin (adjointe à la culture), Zoé  Blumenfeld-Chiodo (commissaire de l’exposition) et Lionel Bard, Conseiller municipal délégué au Musée, à la Lecture publique et au Secteur sauvegardé entourent François Rebsamen : « Rien n’est plus triste qu’une ville uniforme ».

 

Une « expo-laboratoire »

 

Malgré un espace contraignant – les 400 m² sous combles du Musée de la vie bourguignonne – l’exposition parvient à être ludique et pédagogique sans être ni gnangnan, ni pédante, « une expo-laboratoire, comme l’a qualifiée David Liot, dans un parti-pris signifié joyeux, ludique, coloré et élégant ». Les amateurs de réalité augmentée apprécieront ici d’être plongés dans un vaste plan au sol hérissé de supports à déclenchement automatique qui reconstituent pour chaque édifice son environnement ; les érudits trouveront là des informations pour mieux comprendre les interventions architecturales, organisées autour de quatre thèmes : Édifier (bâtiment neuf, révélateur d’une vision de la ville et de la société) ; Réhabiliter (quand l’architecte invente à une nouvelle vie à un édifice ordinaire) ; Conserver/créer (combiner respect du patrimoine et geste contemporain) et enfin Expérimenter (focus sur le campus Montmuzard, laboratoire pour la création architecturale et artistique). Quant aux enfants, ils apprécieront de jouer aux architectes à l’ancienne avec des Kapla mais aussi virtuellement grâce à une adaptation du célèbre jeu Minecraft version Dijon.

 Dijon, architecture et archi-culturelle !

« Rien de plus triste qu’une ville uniforme » a pour sa part commenté François Rebsamen. Le maire de Dijon a rappelé combien l’architecture « fait partie intégrante de notre identité historique. Elle fonde une civilisation elle la fait entrer dans l’histoire. Mais c’est aussi le patrimoine de demain, celui qu’une génération laisse à la postérité, à la recherche de l’harmonie entre la mémoire des hommes et leur désir de progrès. » A noter à ce sujet qu’un Centre d’interprétation du patrimoine sera ouvert au sein de la future Cité internationale de la gastronomie et du vin « pour permettre, a précisé François Rebsamen, aux Dijonnais de disposer des clefs de compréhension de l’histoire et de l’architecture de leur ville dont ils ont tant de raisons d’être fiers. »

 

Un New-yorkais fier d’être Dijonnais !

 

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Dans la salle des États, Richard Armstrong a reçu la médaille de la ville de Dijon. Une « fierté » pour le New-yorkais, directeur du prestigieux musée Guggenheim.

 

Cette fierté, elle rayonnait aussi sur le visage de Richard Armstrong, le directeur de la Fondation Solomon R. Guggenheim et du prestigieux musée d’art contemporain Guggenheim de New-York à qui François Rebsamen, suite au vernissage de l’exposition, a remis la médaille d’honneur de Dijon. « Un moment extraordinaire pour la ville » selon le maire, qui a retracé la jeunesse Richard Armstrong, épris de culture, né à Kansas City (« pas forcément parmi les états les plus progressistes ») qui se réfugiait dans les musées les jours de canicule. Un jeune homme ensuite qui a fait une partie de ses études d’art à Dijon, et a même participé à des vendanges à Meursault ! Assez ému, Richard Armstrong s’est d’ailleurs souvenu « avec une grande affection de [ses] années d’étudiant affamé à Dijon il y a 49 ans », où paraît-il, il trouvait même extraordinaire le menu des restaurants universitaires… le début d’une carrière exemplaire qui l’a mené en 2008 à la tête du Guggenheim. L’occasion pour François Rebsamen de rappeler combien « la présence des artistes donne un sens à notre destin commun », soulignant « l’apport des immigrés dans l’art contemporain » et combien « ce rappel démocratique » nécessitait d’être soutenu par le politique. Richard Armstrong est par ailleurs le président d’honneur du pôle d’action et de recherche sur l’art contemporain (Parac) qui réunit l’école nationale supérieure d’art de Dijon (Ensa), le Fond régional d’art contemporain (Frac), le Consortium et le Musée des Beaux-Arts.

 

(1) Le commissariat de l’exposition s’est organisé autour de David Liot (commissaire général) et de  Zoé Blumenfeld-Chiodo, responsable du centre d’interprétation du territoire et du musée d’art sacré) ; de Virginie Barthélémy, chargée de la coordination des expositions temporaires et de la politique éditoriale ; Anne Laemmlé, chargée de la coordination des dispositifs numériques de l’exposition. Un guide écrit par François Lamarre avec des iconographies dépliables fournit un complément d’informations sur les sites présentés dans cette exposition temporaire.

 

 

Dijon, architecture et archi-culturelle !L’exposition débute par une frise sur laquelle sont répertoriées toutes les interventions architecturales
des 20 dernières années à Dijon. Une mémoire en marche pour François Rebsamen.

 Dijon, architecture et archi-culturelle !Des modules de couleurs avec différentes clefs de compréhension permettent de décortiquer l’histoire des
édifices 
présentés dans l’exposition.

 

 

Dijon, architecture et archi-culturelle !Pour en savoir plus sur l'exposition cliquez içi

 

 

 

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